Au temps du mépris [ Lorelei]

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Ellen Duke

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MessageSujet: Au temps du mépris [ Lorelei] Ven 20 Jan 2017, 18:32

Pour ceux qui avaient l'ouïe fine et qui aimaient les balades nocturnes, il était possible d'entendre de la musique provenir d'une fenêtre ouverte du quatrième étage. Pour ceux qui avaient une excellente mémoire et un bon sens de l'orientation, il était possible de se souvenir que la salle des professeurs était dans les parages. Pour ceux ayant un minimum de jugeote, il était facile de déduire que les-dit profs était présentement en train de faire une teuf et probablement une grosse.
 
Et ce petit galopin, qui va finir avec trois heures de colle et une balade forcée dans la forêt interdite avec le garde-chasse parce qu'il est en train de gambader dans les couloirs de l'école à une heure où il aurait dû normalement être sagement couché, a tout à fait raison...
Les murs de la salle des professeurs voyaient présentement se dérouler en leur sein une soirée mondaine et décontractée entre collègues du corps enseignant. Un groupe d'instruments jouaient tout seuls les derniers tubes sorciers à la mode alors que cocktails et petits fours défilaient sans jamais sembler s'épuiser. L'ambiance était bonne enfant, les hommes et les femmes s'entrecroisaient, s'accostaient, discutaient et riaient ensemble avec aisance et naturel... Du moins pour la plupart.
Car dans ce flot de bonne humeur, il restait un bastion de morosité, un retranchement de désolation. Protégé derrière une aura de malaise qui avait réussi à faire fuir tous les inopportuns trop sociables, se trouvait un professeur en devenir qui venait de faire sa première rentrée et qui essayait présentement de se fondre dans la tapisserie en espérant fortement qu'on l'oublie...
 
Ellen n'était pas quelqu'un de social, il ne l'était devenu qu'à force de côtoyer ce soleil, cette source d'énergie pure et inépuisable qui attirait à lui toutes les personnes, qu'avait été Armand. L'ancien Serpentard s'était pendant longtemps contenté de se tenir dans l'ombre que produisait cette lumière vive, se complaisant dans cette obscurité opaque et franche, avant de ne serait-ce qu'éprouver le désir de s'imposer. Il avait fallu attendre la dernière année de son cursus pour qu'il comprenne enfin qu'il se faisait inconsciemment étouffer par son meilleur ami. L'année passée au côté de cet Auror lui avait fait bien plus comprendre sur lui-même que toute son adolescence. Il en était sorti un homme droit, fier et sûr de lui. Une force tranquille qui s'était découvert une autorité naturelle et qui avait appris à s'en servir. Mais le soleil s'était éteint, on l'avait brusquement soufflé, il avait été pris dans une explosion plus puissante que lui qui, à la fin, n'avait laissé que des cendres et un cercueil en sapin dans lequel avait été enterré, en plus d'un corps carbonisé, toute une partie d'Ellen dont faisait notamment partie son peu de sociabilité. L'ex-Auror s'était alors refermé sur lui-même, rétractant ses branches dans un geste protecteur désespéré. Il avait pensé, à un moment, retrouver un astre pour éclairer sa vie, mais l'expérience s'était au final révélé douloureuse et destructrice.
 
L'homme finit par se décoller du mur et posa son assiette désormais vide. Plus de petits gâteaux. Il parcourut la salle du regard, juste pour s'assurer qu'il n'avait attiré l'attention de personne et se faufila souplement vers la sortie. Si la chose n'avait tenu qu'à lui, il n'aurait jamais mis les pieds à cette soirée en premier lieu, mais le vieil illuminé qui lui servait de tuteur ne l'avait pas laissé faire et l'avait trainé de force. Sa trogne de renfrogné ne manquerait à personne...
 
Il n'eut à peine le temps de sortir sur la coursive qu'un battement d'ailes attira son attention. Il se tourna vers la nuit sombre et l'ombre d'un sourire passa sur ses lèvres alors qu'une ombre noire vint se poser sur le crâne cornu d'une gargouille.
 
" Bonsoir mon vieil ami... "
 
Le corbeau émit un faible croissement.
Il lui manquait cet emplumé. Ils n'avaient jamais vraiment était séparés depuis la mort d'Armand. Même quand Ellen avait fréquenté cette moldu, Dust n'avait jamais été très loin, toujours planant à portée d'œil. Mais depuis qu'il était à Poudlard, le nouveau professeur de runes n'avait pas osé le prendre avec lui pendant ses classes. L'oiseau restait blotti contre lui jusqu'à la porte de la salle, puis s'en allait pour ne revenir qu'aux pauses, quand le dernier élève était parti.... Deux heures plus tard donc, c'était long, bien trop long...
 
"Comment s'est passée ta soirée ? mieux que la mienne j'espère... "
 
Il s'interrompit et, prenant appui sur la rambarde, passa ses jambes de l'autre côté, dans le vide, pour s'asseoir sur la pierre froide.
 
" Cette journée a été bien longue, encore. Elles le sont toujours trop sans toi... Je pense que je vais te garder auprès de moi pour les cours finalement, quoi que l'on puisse en dire. Je ne tiendrai pas l'année sinon." Il rit, d'une mimique sans joie. "A croire que je n'arrive plus à rien faire tout seul désormais, quelle pitié... Tu es le seul capable de supporter ma mauvaise humeur et tu es aussi le seul que je suis capable de supporter plus d'une heure. Tu me manques, Armand..."
 
Le corbeau regarda son humain, une lueur triste au fond des yeux.
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Lorelei Lilliu

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MessageSujet: Re: Au temps du mépris [ Lorelei] Jeu 09 Fév 2017, 20:42

La soirée battait à present son plein. Chaque année, le directeur se donnait un mal fou pour rassembler toute son équipe dans une ambiance détendue. Et comme chaque année, les anciens plaisantaient et s’esclaffaient bruyamment et les petits nouveaux restaient encore sur la reserve. Pour les moins timides. Rory se trouvait dans l’entre deux. Pas encore ancienne, plus vraiment nouvelle. C’était la troisième année qu’elle officiait à Poudlard. Son poste avait été jugé assez utile pour la garder, et statégique comme il l’était dans l’ecole et dans la petite bourgade sorcière environnante, elle pouvait se targuer de connaitre plutôt bien tout le monde. Cela faisait parti de son métier… Déformation professionnelle surement.

D’autant qu’elle n’avait jamais été le genre de fille à se prendre la tête, où a éviter le contact humain. Au contraire, on pouvait bien aisément la qualifier de personne agreable et avenante. Un brin taquine parfois, mais toujours sincère. C’est donc sans surprise qu’elle avait papillonné de conversation en conversation, de petits fours en verre de liqueur d’agapanthine, de rires en débats animés. La musique l’avait également entrainé un peu à partager la piste de danse avec quelques accolytes devenus des amis. C’est echevelée et en partie essouflée qu’elle avait ensuite voulu prendre l’air.

Elle ne se doutait alors aucunement de tomber sur un monologue si… Mélancolique. Le calme contrastait avec l’interieur, cependant elle n’était pas sortie très bruyamment, aussi ne fut-elle pas surprise que l’homme dos à elle ne la remarqua pas. La médicomage n’avait pas conscience qu’un oiseau se trouvait sur une gargouille non loin, ne l’ayant pas dans son champ de vision. Le dialogue avec le neant avait quelque chose de vraiment étrange, mais qui ne se parlait pas quand il était seul ? Certes, pour sa part, elle n’avait pas ce genre de morosité dans la voix quand elle se parlait… Mais là, ce qui était le plus perturbant était le fait que le nouveau professeur employait la seconde personne. Comme s’il parlait vraiment à quelqu’un d’autre. Comme s’il n’était pas seul…

Cela l’intrigua.

L’homme se tût et garda le silence quelques secondes. De peur de le mettre mal à l’aise, elle tira la porte à coté de laquelle elle était restait et la claqua plus fort que précedemment. Puis elle fit mine de s’approcher avec un sourire amical. Vous permettez que je vous tienne compagnie ? lui demanda-t-elle en se passant les doigts dans sa chevelure auburn pour la soirée. Je suis Lorelei Lilliu, la médicomage de l’école. Bienvenue à Poudlard.

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Ellen Duke

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MessageSujet: Re: Au temps du mépris [ Lorelei] Jeu 16 Fév 2017, 21:11

La nuit était d'un noir d'encre ce soir. Dame Lune était aux abonnés absents, cédant sa place à un nombre incalculable d'étoiles qui profitaient que la souveraine blanche ne soit pas dans les cieux pour les prendre d'assaut et tenter d'y briller. Si Ellen avait toujours fantasmé la beauté de l'espace et de ses nébuleuses, il était aussi beaucoup attaché au satellite naturel de la terre et sa lumière diaphane. Le clair de lune et la façon dont il sublimait la nuit était un spectacle dont il ne se lasserait probablement jamais, mais dont il ne pouvait présentement jouir. Son manque rendait l'obscurité opaque, visqueuse et empêchait toute vision humaine de la traverser, alors Ellen gardait résolument les yeux levés vers cette myriade de points lumineux accrochés à la voûte céleste, comme s'il prétendait vouloir les compter, pour ne pas voir ce noir étouffant, pour ne pas voir cette tristesse qu'il savait pourtant luire dans le regard de son compagnon à plumes. 
 
Perdu dans sa contemplation, l'homme n'avait pas entendu la médicomage arriver ; les yeux égarés dans les astres, il n'avait pas senti ceux de la femme sur lui. Quand la porte claqua, il tressaillit. C'était léger, mais perceptible... Ses épaules se tendirent, tout son corps se crispa, en une fraction de seconde, il était prêt à parer toutes menaces. Les réflexes ne sont-ils pas une chose merveilleuse ? ...  
Bien qu'il soit clairement dans une position de faiblesse et désavantagé, il ne bougea pas tout de suite. Affichant une confiance et une invulnérabilité qu'il était loin, très loin d'avoir, il prit son temps avant de pivoter la tête et que le bleu de ses yeux ne perce par-dessus son épaule. 
 
Alors il la vit, celle qui dérangeait sa mélancolie. Son regard froid se heurta à son sourire chaleur, à sa chevelure de braise, à ses yeux brillants. Aucune agressivité ne se dégageait d'elle, alors il permit à ses muscles de se détendre, mais il ne pouvait tout de même rester dans une telle position de vulnérabilité. Avec la même aisance que précédemment, il repassa ses jambes du côté de la coursive, face à elle, dos au vide. Dust décolla silencieusement et plana jusqu'à son humain, se réfugiant dans son ombre, là où on ne pouvait le voir. Il se colla au bassin de l'homme tout en jetant un regard furtif à l'intruse. 
 
À la question courtoise de la femme, Ellen ne répondit pas, se contentant d'un vague mouvement de tête et d'un haussement nonchalant d'épaule qui voulait tout et rien dire à la fois. Il réajusta sa position, s'appuyant légèrement sur la rambarde derrière lui. Ce n'était ni un rejet clair, ni une invitation, c'était une de ces froides indifférences dont Ellen avait le secret et qui suffisait généralement à faire fuir les autres...  
Elle se présenta. Lorelei, Médicomage. Pas infirmière, pas professeur pour le cursus supérieur de médicamagie, mais belle et bien médicomage... 
 
" Je ne savais pas que nous en avions une... Je suis Ellen Duke, le professeur de runes en formation." 
 
Il se tut  immédiatement et n'ajouta rien, contemplant face à lui, attendant patiemment que Lorelei se lasse d'elle-même de sa personne. Aux pires, la bienséance l'obligeait à rester là combien de temps avant de pouvoir inventer une excuse bidon pour partir ? ... 

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Lorelei Lilliu

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MessageSujet: Re: Au temps du mépris [ Lorelei] Mer 05 Avr 2017, 14:21

Oui, cet homme l’intriguait. Pas au sens dont beaucoup l’entendraient, pas avec cette curiosité exacerbée par l’inédit ou le mystère qui se dégageait de lui, pas avec cette pointe de défi ou de drague. Non, il l’intriguait plutôt comme un scientifique voit pour la première fois une nouvelle espèce, semblable à celles qu’il connait déjà mais malgré tout différente. Avec ce petit détail qui le chiffonne de ne pas encore savoir d’où vient la sensation de différence. Encore que dans le cas présent, le coté mélancolique lui donne une piste sur le pourquoi.

Il sembla se figer, même s’il était difficile de l’affirmer tellement il était peu mobile avant qu’elle ne fasse remarquer sa présence. Cependant, elle s’était avancé lentement mais avec le but bien précis de se mettre à ses côtés. Il n’avait pas la primeur de la rambarde en face de la salle de bal improvisé… Tout aussi lentement il se retourna sur elle à son approche. Il avait un regard perçant. Elle tenta un léger sourire. Il avait le visage fermé. Pas un grand trublion. Elle s’en doutait vu le monologue précédent. Aucun doute la dessus, ils étaient totalement différents. Et elle ne s’encombra pas de réflexion pour savoir si elle restait là ou non. Elle avait opté pour un oui concernant son vague mouvement de tête et d’épaule.

Et il répondit à sa salutation. Il n’en fallut guère plus à la jeune femme pour s’asseoir à son tour sur le parapet, elle aussi dos au vide. Le poste est récent, je ne suis là que depuis 3 ans. Il a été jugé utile. Elle souriait toujours, et le regarda de biais pour déterminer à quel point il n’avait pas envie de discuter. Tout l’être de ce professeur en formation le criait, il aurait été difficile de l’ignorer, même pour le moins observateur des relous-en-chef. C’est donc en toute concience qu’elle choisi tout de même de rester, elle aussi silencieusement. Une minute. Puis deux… Le silence ambiant dans le château endormi était quelque chose d’apaisant, et ce malgré le bruit étouffé de la fête. Vous êtes venus enseigner ici de votre plein gré ? Rory avait volontairement brisé cette paix avec une question assez incongrue qui lui était passé en tête. Parce que vu l'entrain qu'il avait, elle l'imaginait mal prendre plaisir à expliquer à des jeunes adultes pas finis tout l'art des runes... ou même de toute matière quelle qu'elle soit.
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Ellen Duke

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MessageSujet: Re: Au temps du mépris [ Lorelei] Mer 10 Mai 2017, 06:27

Où il y a de la lumière, il y a de l'ombre. Arment était un soleil ardant, souvenez-vous, et Ellen se plaisait à se comparer à la pénombre que l'astre engendrait. Personne ne se souci de l'ombre des autres jusqu’à se rendre compte qu'elle s'apprête à vous submerger. Personne ne fessait attention à l'auror quand son binôme était dans les parages, et il l'était toujours, jusqu'à ce que le sorcier décide de faire explicitement connaitre sa présence quand il juge le moment opportun. Cette ombre, l'homme l'affectionnait, il avait dans sa jeunesse aimé les avantages tactiques qu'elle lui apportait et aujourd'hui il aimait la tranquillité qu'elle lui procure. Ce pouvait paraître étrange pour un professeur, ou du moins un professeur en devenir, de souhaiter tend à s'éffacer, mais Ellen savait être présent pendant ses cours, il aimait juste sa tranquillité en dehors de ceux-ci. Personne ne le voyait s'il ne l'avait pas décidé, personne ne venait l'importuner.

Enfin, personne sauf la médicomage de l'école apparemment…
Elle eut la décence de demander si elle pouvait lui tenir compagnie et il eut la décence de ne pas répondre verbalement par la négative. Erreur… Cela sembla sufi à la femme qui vint se poster au côté de notre presque professeur de rune, au grand dam de ce dernier. L'homme resta de marbre, le visage obstinément fermé et le corps tourné vers le mur plutôt que vers son indésirable invitée.

Le silence s'abatis de nouveau alors que la jeune femme se contenta de rester auprès de lui, mimant sa position. Il en fut surpris, au vu de comment tout cela avait commencé, il s'était attendu à ce qu'elle essaye de lui faire la conversation, lui pose des questions. Mais elle n'en fit rien et les laissa, au contraire, glisser dans un mutisme qui était loin de déranger l'homme, lui permettant même de s'habituer un peu à la présence de l'intruse.

Mais cela ne dura guère et bientôt la médicomage brisa de nouveau le silence par une incongrue question qui força le solitaire à se tourner vers elle de surprise … et de colère. Il n'aimait pas vraiment les sous-entendus de l'interrogation, il savait qu'il n'était pas l'être le plus avenant du monde, que c'était même tout le contraire, mais cela lui donnait-il le droit de remettre en cosse ses compétences et son travail ? Il avait trimé pour parvenir à l'objectif qu'il s'était fixé et n'avait vécu que pour et par sa profession depuis bien longtemps, alors dire qu'il n'apprécia pas la remarque était un euphémisme. Cela dû ce voire d'ailleurs. Oh pas bien longtemps, mais tout de même suffisamment pour qu'un médicomage averti ne le remarque avant que le masque d'indifférence et de froideur ne retombe sur le visage de l'homme.

" Oui. "

Réponse monosyllabe, sèche et glaciale qui signait l'arrêt de cette absurde rencontre… Ou du moins qui arrêt du le faire si une satanée volaille n'avait choisi ce moment précis pour mettre son bec crochu dans l'histoire. Ellen n'euteu pas le temps de se lever pour partir qu'une boule de plumes noires se faufila sur lui, sautillant sur ses cuisses pour venir se présenter à la médicomage, réclamant toute l'attention de la dame.
L'homme se figea dans son mouvement regardant, étonner, son compagnon avant de le foudroyer du regard et de serrer les mâchoires, il ne ressue en réponse qu'une œillade blasée et un claquement de bec joueur avant que l'oiseau ne se reconcentre sur l'autre bipède.

Il semblerait que le vieux professeur de rune, celui qui était proche de la retraite, n'était pas le seul qui avait décidé que l'ex-auror se sociabiliserait un peu ce soir. Dust savait que l'homme ne partirait pas, qu'il ne prendrait pas le risque de le laisser derrière, seul, son humain était bien trop parano et protecteur pour cela. Alors autant en jouer un peu n'est ce pas... Et puis elle lui plaisait à lui !

Ellen soupira, vaincu, et ses épaules s'affaissèrent alors qu'il se réinstalla un peu sur la rambarde.

" Il me semble qu'il y a beaucoup de personnes qui aimeraient enseigner dans cette école, le directeur n'a pas besoin de s'encombrer de quelqu'un qui ne veut pas être ici... "
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MessageSujet: Re: Au temps du mépris [ Lorelei] Lun 31 Juil 2017, 14:29

Si elle avait mis les pieds dans le plat, au moins cela avait eu l’avantage de le faire réagir un peu plus spontanément que depuis qu’elle s’était invitée sur le parapet. Ok, la colère qui émana aussitôt de lui était pratiquement palpable et déclencha chez elle une mise en alerte mentale. Au moindre geste belliqueux de la part de l’ours, elle était prête à s’écarter et attraper sa baguette dans la poche de son jean prévu à cet effet. Néanmoins, il sembla rapidement que l’homme savait se maîtriser et ne s’emportait pas pour si peu. Heureusement, parce qu’il lui aurait alors donné raison à ne pas le croire vraiment à sa place en tant qu’enseignant. C’est qu’elle ne comptait pas avoir à soigner des élèves blessés par le professeur de runes sous pretexte qu’ils avaient été insolents… Ils étaient tous plus ou moins insolents à cet âge !

Quoiqu'il en soit, la sensation ne dura que quelques secondes et déjà le contrôle fut repris par son interlocuteur. Lorelei elle-même n’avait été qu’intuition et réflexe, ne formulant pas clairement ces pensées dans son esprit. Mais le ressenti était là. Et perdurait alors que l’autre répondait sommairement. Monosyllabiquement. Sur un ton sans aucune équivoque. Ok, au moins, c’était clair. S’entêter ? La médicomage aurait pu, sans aucun doute. Cependant, elle sentait être déjà arrivée au bout de la patience du rustre à ses côtés. Elle le sentit prêt à partir mais un piaf sorti de nulle part sembla en décider autrement. Le plus étonnant pour Rory, qui ne connaissant ni l’histoire du corbeau et de l’ancien auror, ni le lien qui les liait, fut que cette simple boule de plume arrêta net l’humain. Contrairement à elle, qui sursauta, et fort heureusement su garder un équilibre précaire sur le muret. par sécurité, elle en descendit quand même pour simplement s’y appuyer, à distance raisonnable du bec du volatile. Pas qu’elle en ai peur, mais elle le pensa sauvage.

Elle ne le lâcha pas du regard, et assista alors à une scène bien plus incongrue que sa question initiale. Et cet échange qui aurait presque pu sembler humain si l’un des deux protagoniste n’était pas un être doté de plumes et de pattes crochues… Puis une nouvelle fois, elle se sentit l’attention du corbeau et eu un léger tressaillement. Il lui voulait quoi ? Elle n’en eu pas la réponse, mais une grande estime naquit pour l’oiseau qui venait de faire plier l’ours mal lécher. La surprise n’était plus dissimulée mais bien totalement étalée sur le visage fin de la métamorphomage. Elle n’eut pas le temps de formuler la moindre pensée sensée pour s’expliquer cette curiosité que l’homme rentama la conversation où il l’avait clôturée quelques secondes plus tôt…

Com… impressionnant, marmonna-t-elle encore pantoise, plus pour elle même que vraiment pour l’autre. Certes, certes, répondit-elle alors machinalement à Ellen, ne quittant pas pour autant des yeux l’oiseau toujours perché sur les genoux de son maître. C'était quoi,
ça ?


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MessageSujet: Re: Au temps du mépris [ Lorelei] Mer 13 Sep 2017, 21:36

La tension qui envahit Lorelei face à l'éclat de colère de l'ex-auror n'échappa pas à ce dernier ; pour autant, l'homme n'en fit pas cas et l'ignora sciemment.
 
Si la pauvre médicomage aurait voulu passer une soirée tranquille et agréable, à discuter de manière décontractée avec quelques collègues elle n'aurait, de toute évidence, pas dû venir sur cette coursive. Après la tension que lui avait inspiré Ellen, ce fut au tour de Dust de lui faire une belle frayeur en apparaissant soudainement des ombres.
L'homme en aurait sans doute sourit s'il n'avait pas été aussi occupé à foudroyer du regard le volatile sur ses genoux.
 
C'était une erreur de prendre Dust pour une bête animale, le volatile avait déjà maintes fois démontré sa malice. Oh, certes, les corbeaux étaient réputés pour leur intelligence, mais aucun ne rivalisait avec la lueur que l'on lisait dans le regard du familier Corvo. Des générations d'oisillons constamment exposés à la magie d'une vieille et puissante famille sorcière y étaient probablement pour quelque chose. Ellen était si habitué à la présence constante de son compagnon à plumes qu'il en oubliait à quel point ce dernier pouvait sembler extraordinaire pour les autres.
 
Ses yeux marines retournèrent sur l'autre être humain et l'un de ses sourcils se souleva de quelques centimètres devant la réponse peu cohérente de la medicomage. Cela le contraria quelque peu, il faisait l'effort de lui fournir une réponse autre que monosyllabique ; il avait même fait en sorte de finir par une question, rhétorique d'accord, mais une question tout de même, et c'est tout ce qu'il récoltait.
 
Sa contrariété augmenta encore d'un cran au "ça"...
 
" Ce n'est pas ça, c'est Dust et pour une raison qui m'échappe il semblerait qu'il ait décidé de vous apprécier, alors ne le vexez pas trop, il a l'esprit revanchard et sait se montrer vicieux... "
 
Le cri outré de l'intéressé s'éleva sous le regard affectueux du professeur.
 
L'homme se redressa quelque peu, à l'instar de sa collègue quelques minutes avant lui, et se tourna légèrement vers elle, pas complètement mais assez pour ne pas avoir à se dévisser les cervicales pour la regarder puisqu'il était plus ou moins parti pour lui faire la conversation ou tout du moins échanger quelques mots de plus qu'il ne l'avait initialement escompté.
Avec un léger soupir, il enchaîna.
 
" Dust, voici le medicomage Lilliu, Mademoiselle Lilliu, voici Dust insupportable volatile de son état. "
 
L'oiseau releva majestueusement la tête avant de s'incliner dans une révérence théâtrale que n'auraient pas reniée les dessins animés moldus, ce qui fit lever les yeux au ciel à l'ex-auror.
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MessageSujet: Re: Au temps du mépris [ Lorelei]

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