[FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V]

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Vesper G. Blackwood

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MessageSujet: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Mer 11 Fév - 20:17:53

Alors qu’ils regagnaient King’s Cross, l’appréhension gagna Vesper. Et automatiquement, se main se serra autour de celle de Luce. Après deux semaines loin de Poudlard et des autres étudiants, il était temps de reprendre le Poudlard Express. Et de sentir sur elle les regards curieux voire moqueurs des autres. Elle ne pouvait évidemment pas les en empêcher. Pendant sept années, elle avait passé son temps à s’en prendre aux autres. Non, six années, était plus exact puisque, durant la première année, elle avait été effacée. Ca n’avait été qu’à sa seconde rentrée à Poudlard, qu’elle avait réellement commencé à se défouler sur les autres qui n’y pouvaient rien, qui subissaient ses attaques pour la seule raison qu’ils lui offraient une opportunité de ne plus être la seule à souffrir. Elle ne pourrait pas leur en vouloir de s’en prendre à elle, à présent qu’elle semblait s’être adoucie. Délaissant les rues trempées de Londres, elle reporta son attention sur Luce qui était avec elle à l’arrière de la voiture moldue. Elle chercha dans son regard un peu de force puis tenta de lui sourire. Mais sans succès. Elle était trop anxieuse à l’idée de quitter la bulle paisible dans laquelle elle avait passé ces deux semaines de vacances. Chez Luce. Dans sa famille. Jamais elle n’avait passé d’aussi bonnes vacances. Et tout cela, c’était grâce à lui et à son père qui avait accepté de l’héberger encore. En même temps, il savait ce qu’elle avait vécu. Mais s’il n’y avait eu que cela, elle aurait aussi bien pu rester à Poudlard comme d’autres le faisaient. Mais il y avait aussi ce sort dont Luce et elle n’avaient toujours pas réussi à se débarrasser. Le Poufsouffle avait peut-être raté son coup, le résultat n’en était pour autant pas dénué d’intérêt. Avec ce lien qui les rattachait l’un à l’autre, et dont l’élasticité variait – grande découverte des vacances ! –, elle aurait été incapable de fuguer et de retourner chez son tuteur. Quand le père de Luce ralentit la voiture, le cœur de l’élève de Serpentard se mit à battre plus vite. Ils arrivaient. Il ne leur restait plus qu’à trouver une place de parking. Elle ne voulait pas. Elle n’était pas prête. Elle ne se sentait pas capable de soutenir leurs regards curieux. Pourtant, elle avait eu la force de soutenir celui de son tuteur, quelques jours plus tôt…

La veille, ils avaient reçu la visite du Directeur de Poudlard, en personne, chez Luce ! Cela avait… Passablement… Surpris et impressionné le père et la sœur du Jaune et Or. Pourtant, elle, cela l’avait surtout paniquée. Car il avait apporté avec lui, une nouvelle qu’elle redoutait. Elle savait pourtant que cela arriverait un jour. Elle l’avait su dès l’instant où, avec le Directeur et Jeremiah, ils avaient parlé de porter plainte contre celui qui avait abusé d’elle trop longtemps. Mais cela ne l’avait pas empêchée d’espérer qu’une confrontation ne soit pas nécessaire. En vain. Avec un léger sourire en coin, elle repensa à cette nuit-là. Alors que le lien semblait s’être distendu légèrement les jours précédents, il s’était soudain rétréci. Au point qu’ils avaient été obligés de dormir dans le même lit. Ce qui, avouons-le, ne lui avait pas déplu. Elle était tellement anxieuse… Seul Luce semblait pouvoir la calmer. Et elle avait fini par s’assoupir, dans ses bras.

« Mademoiselle Blackwood ? » Sans pouvoir s’en empêcher, elle tressaillit. Cela faisait bien vingt minutes que le Directeur, Jeremiah, Luce et elle patientaient dans cette salle d’attente aux murs gris, ternes, déprimants. « Oui… ? » « Veuillez me suivre, s’il vous plait. » Avec un soupir, elle se leva de son siège et suivit la sorcière compatissante vers une salle d’interrogatoire. Celle-ci avait tenté de la rassurer à son arrivée, en lui disant qu’elle ne serait pas seule avec son tuteur. Comme si cela pouvait suffire à la calmer… Et s’ils ne la croyaient pas ? Et s’il tentait quelque chose ? « Donc, n’oubliez pas. Vous ne serez pas seule, et il n’a pas de baguette. Il ne peut rien vous faire. » La gorge nouée, elle ne répondit rien et se contenta d’acquiescer vaguement. Comme s’il avait besoin de cela pour lui faire mal. Elle l’imaginait déjà énervé, le regard assassin, prêt à soutenir son regard tout en mentant, en prétendant qu’elle avait tout inventé… Et s’ils la croyaient… Elle serra la main de Luce si fort… Au point d’en avoir mal. Mais ce n’était rien comparé à la peur qui lui vrillait le cœur, en voyant l’employée du Ministère pousser la porte de la salle dans laquelle son cauchemar se trouvait.
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Luce Flowright

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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Mer 18 Fév - 13:51:14

Ces quelques jours de vacances avaient été courts et longs à la fois. Deux semaines, cependant bien remplies. Main dans la main sur la banquette arrière de la Vauxhall du juge Flowright, les deux adolescents silencieux avaient le coeur lourd. Le conducteur du véhicule pouvait le voir dans son rétroviseur à la simple tête d'enterrement que chacun arborait. Sûrement la perspective de ne plus être que deux. Un cocon familial est bien plus ressourçant qu'un climat éducatif, même quand l'école est magique. Son fils avait toujours fait sa fierté, même lorsque lui et sa femme avaient du faire face à la différence de leur bambin. Contrairement à cette dernière, il ne l'avait jamais rejeté pour cela, et avait alors fait tout son possible pour inculquer à son fils meurtri des valeurs de respect et de justice. Bien entendu, de par les actes qu'il avait perpétué ces derniers mois, il en était d'autant plus fier en les ramenant au train qui les emporteraient loin de Londres. D'abord cet été même si le sauvetage risqué qu'il avait mené aurait pu bien mal tourner, puis parce qu'il ne l'avait pas laissé tombé ensuite, qu'il avait réussi l'exploit qu'elle en parle. De par son métier, il avait pu constater de nombreuses fois à quel point les victimes de ces actes immondes avaient du mal à briser le silence encore et encore. En aidant sa camarade de classe, son aîné avait su montrer des qualités que l'homme de loi respectait plus que tout. Si plus de personnes les possédaient et en faisait bon usage, son boulot serait sûrement moins pénible par moment.

Quoiqu'il en soit, père et fils communiquaient beaucoup, depuis bien plus longtemps que cette histoire, et ainsi Luce avait eu assez confiance pour se confier à lui dès le début. Ce dont il se félicitait d'ailleurs, car grâce à cela il avait pu soutenir ces deux jeunes perdus et être là pour eux. Pour elle aussi, qu'il avait accueilli chez lui pour les fêtes de fin d'années. Certes, un peu forcé par son idiot d'enfant qui avait, s'il avait bien compris, jeté un vieux sort assez mal… Les enfants ne sont jamais totalement parfaits, bien heureusement pour les parents qui se sentiraient vite inutiles sinon. Sa fille, à coté de lui, était tout autant silencieuse. Les départs de son frère n’étaient jamais simple pour Maera, et les premiers jours bien moroses dans la maisonnée familiale. En jetant un oeil dans le rétroviseur, il surpris un échange de regards entre les deux, puis un bisou que Luce déposa sur la joue de sa copine. Ils étaient mignons. Nino Flowright sourit comme le père aimant qu’il était et reporta son attention sur la route. Ils étaient bientôt arrivés à la gare de King’s Cross.


« Donc, n’oubliez pas. Vous ne serez pas seule, et il n’a pas de baguette. Il ne peut rien vous faire. »
La voix de l’employée du ministère raisonnait encore à ses oreilles. Ils y étaient… elle y était. Les longues minutes d’attente dans ce cabinet du ministère touchait à leur fin. La confrontation. Ils savaient qu’un jour cela arriverait. Les accusations étaient lourdes, et la justice devait être sûre du bien fondé de celles-ci. Luce lui ne doutait ni des paroles de Vesper, ni de sa force, là où elle-même ne le soupçonnait même pas. Il l’avait suivit sans lâcher sa main. Elle était anxieuse et le lien s’était tendu. Il l’avait senti, il le sentait facilement maintenant, comme s’il était pas uniquement un lien spacio-temporel mais également sensoriel. Ou tout simplement il commençait à bien la connaitre, cette Vesper. Celle-là même qui avait dormi dans ses bras la veille pour la même raison.

La main dans la sienne s’était resserrée à ces paroles. Fort. Très Fort. Il avait serré lui aussi, comme voulant lui transmettre tout le courage dont il était pouvu. Pour que ce soit plus facile. Mais ça ne le serait pas. Et il ne serait pas avec elle. Cependant, il fallait peut-être mieux, parce que si le tuteur de sa petite amie ne pouvait rien faire, lui même n’était pas certain de ne rien faire s’il l’avait en face à face. Ce qui, avouons le, aurait fait tâche dans un endroit comme celui-ci.

« Excusez-moi jeune homme, vous ne pourrez pas rentrer. Vous devrez attendre ici.
- Bien entendu… Mais serait-il possible d’avoir quelques secondes ?
»

Au signe de tête affirmatif de l’employée, le poufsouffle avait alors attiré la brune vers lui juste avant que la porte ne soit totalement ouverte. Leurs visages étaient proches, et leurs souffles pouvaient se mêler. La présence des gens du ministère, du directeur et du professeur Berkley, dont la réputation anti-né-moldu n’était plus à faire, lui importait bien peu. Uniquement elle comptait. Il se mit à chuchoter, pour qu’elle seule entende.

« Ca va aller, d’accord. C’est pour qu’il paie, tu dois être forte. On est tous là… tu seras pas seule face à lui, pas seule avec lui dans la pièce… S’il tente quoi que ce soit, ils interviendrons, tu n’a plus rien à craindre de lui… Je reste là, juste derrière la porte… avait-il assuré. Il l’avait ensuite embrassé sur le front et sur les lèvres. Je te promets, je reste là... avait-il terminé en la serrant fort contre lui. »

Puis il l’avait lâché à contrecœur, et avait du la regarder rentrer dans l’antre où était installé le diable. Ils en avaient parlé un long moment cette nuit, il espérait qu'elle ai retenu l'essentiel : quoiqu'il essaie, ce sera juste de l'intimidation, parce qu'il est en position de faiblesse, et essaiera de s'en sortir coute que coute. Elle ne devrait pas rentrer dans son jeu.


L’entrevue lui avait semblé s’éterniser de son côté de la porte. La salle magiquement insonorisée ne laissait rien filtrer. La savoir face à ce type l’avait mis hors de lui, et l’attente avait été bien douloureuse. Leur lien tendu au maximum forçait pour qu’ils se retrouvent, mais il avait tenu bon. Il avait tenu sa promesse également, ne pouvant de toute manière pas s’éloigner de cette porte close.

« King's Cross, terminus, tout le monde descends. La compagnie Flowright roadways espère que vous avez fait bon voyage, tenta le patriache pour se montrer drôle et détendre un peu l'atmosphère, afin de dérider les trois adolescents dans sa voiture. »
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Vesper G. Blackwood

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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Ven 20 Fév - 21:04:26

« Excusez-moi jeune homme, vous ne pourrez pas rentrer. Vous devrez attendre ici. » Quoi ? Non ! Paniquée, Vesper se tourna vers la dame qui venait de lâcher la corde qui retenait la guillotine. Non. Elle leva les yeux vers Luce. Il devait rester. Il devait entrer dans cette pièce avec elle. Elle s’attendait à ce qu’il argumente, pour la convaincre qu’il devait entrer – merde comment allaient-ils faire avec le lien qui les reliait ? Serait-il assez souple que pour supporter que la porte se referme entre eux ? – mais il acquiesça, sans même lutter. Quelques secondes, voilà tout ce qu’il demandait. Quelques secondes. Comme si cela allait suffire à la calmer ! Comme dans un rêve, elle le suivit à l’écart, un peu plus loin dans le couloir froid du Ministère, sous les regards attendris ou mécontents des personnes présentes. Seul Jeremiah étant mécontent, cela dit. Sa nièce, avec un né moldu, quelle honte… « Ca va aller, d’accord. C’est pour qu’il paie, tu dois être forte. On est tous là… tu seras pas seule face à lui, pas seule avec lui dans la pièce… S’il tente quoi que ce soit, ils interviendrons, tu n’a plus rien à craindre de lui… Je reste là, juste derrière la porte… Je te promets, je reste là... » C’est pour qu’il paie. Être forte. Plus rien à craindre. Si seulement elle était aussi persuadée que lui de cela. Quand il posa ses lèvres sur son front, elle ferma les paupières. Et quand il les posa sur les siennes, elle inspira profondément, comme pour grappiller un peu de sa force. Passant les bras dans son dos, elle se blottit contre lui, son front posé sur son torse. Elle n’était pas prête. Elle ne le serait jamais. Elle n’avait pas la force que Luce semblait lui voir. Ou l’avait-elle ? L’employée du ministère se racla soudain la gorge, pour les ramener sur terre. Pourquoi avait-elle porté plainte ? Elle aurait mieux fait de se taire. Après tout, comme Luce lui avait si souvent rappelé, elle était majeure. Elle était donc libre de récupérer son héritage et de couper les ponts… Mais serait-elle en sécurité pour autant ? La main de Luce dans la sienne, ils rejoignirent les autres. Le directeur de Poudlard lui adressa un sourire compatissant, et ce geste empli de gentillesse sembla lui donner un peu de force. Parce qu’elle détestait la pitié. Enfin, ce n’était pas réellement de la pitié mais… Si le croire pouvait lui donner du courage… Après que l’employée fut entrée dans la salle d’interrogatoire, elle l’invita à la suivre. Pour l’instant, Vesper ne pouvait voir son tuteur, mais elle ne s’en plaignait pas. Après un dernier regard vers Luce, elle inspira profondément puis entra à son tour.

« King's Cross, terminus, tout le monde descends. La compagnie Flowright roadways espère que vous avez fait bon voyage. » Avec un sursaut, Vesper réalisa qu’ils s’étaient arrêtés. Il ne leur restait plus qu’à sortir leurs affaires, et gagner le quai 9 ¾. Sa main se serra autour de celle de Luce. Sortant de la voiture, puisqu’il aurait été bête de manquer le train – bête et ennuyeux – elle remonta sa capuche sur sa tête pour se protéger de la pluie. Enfin, au moins ce n’était pas de la neige… Ce faisant, le bracelet que la sœur de Luce lui avait offert pour Noël tinta joyeusement près de son oreille. Ce bruit de clochettes, tout bête, sembla lui réchauffer le cœur. Si Maera qui la détestait, avait été gentille avec elle, peut-être les autres le seraient-ils aussi ? Faisant le tour de la voiture, elle rejoignit Luce et son père près du coffre. Discrètement, elle récupéra son sac à dos, dans lequel elle avait mis son uniforme et sa baguette. Puis, elle prit la petite valise que le père de Luce lui tendait, avec un sourire reconnaissant. La tirant derrière elle, elle suivit la famille Flowright dans la gare. Pour son plus grand soulagement, ils ne croisèrent aucun sorcier. Jusqu’à ce qu’ils descendent sur le quai, évidemment.

Elle s’était attendue à ce qu’il la fusille du regard, mauvais, cruel. Mais quand la porte se referma derrière elle et qu’elle posa son regard sur lui, elle s’immobilisa, sous le choc. Il avait l’air… Perdu. Il ne s’était pas rasé, semblait fatigué. Son avocat, assis à ses côtés, lui murmurait quelques instructions, semblait-il. Et son tuteur acquiesça, avant de lever la tête et de croiser son regard. Elle s’était préparée à de la haine. Elle ne s’était pas préparée à de la peine. « Vesper… Comment peux-tu me faire ça ? Moi qui t’ai recueillie, qui t’ai élevée… Qui t’ai aimée comme ma propre fille… » Oh le salopard. Vesper blêmit. C’était ça, sa tactique. Se faire passer pour le gentil tuteur qui n’avait jamais rien fait de mal. Aussitôt la nausée la gagna. Il allait la faire passer pour une ingrate. Et sa réputation à Poudlard ne jouerait pas en sa faveur. Elle eut soudain l’impression que le sol se dérobait sous ses pieds. Luce. Elle se mit à respirer plus rapidement. Luce. Elle posa un regard paniqué sur l’employée du Ministère qui se trouvait toujours à ses côtés. Luce. S’étant reculée, son dos heurta la porte et elle ferma les yeux. Tu es forte. Il est juste derrière la porte. Aussitôt, elle posa les mains à plat, comme si elle pouvait le toucher. Il bluffe. Il est acculé. Après une profonde inspiration, elle rouvrit les yeux. « Tu as une drôle de manière d’aimer ta fille… » Sa façade se fissura un instant. Elle le vit crisper les mâchoires. Si c’était aimer sa fille que d’abuser d’elle alors qu’elle n’avait que douze ans. Si c’était aimer sa fille que d’abuser d’elle tous les étés qui suivirent. Si c’était abuser d’elle que de vouloir la marier à un ami certainement aussi pervers que lui. Alors oui, il l’avait aimée comme sa fille. « Tu me demandes à moi, comment je peux te faire ça ? Mais c’est plutôt à moi de te poser la question. J’avais douze ans. Douze ans ! Tu ne pouvais pas… J’avais… Rien fait pour mériter ça. » Ne voulant pas craquer devant lui, elle ravala ses larmes. « S’il vous plait, asseyons-nous pour… Discuter… » S’asseoir pour discuter ? Elle était sérieuse ? « Et tu as le culot de jouer la victime… » « Mensonge ! » Salopard.
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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Mar 24 Fév - 15:29:06

On aurait dit que les deux jeunes adultes étaient montés sur l’échafaud en se séparant. De chaque coté de la pièce, ils n'en menaient pas large. Une fois la porte claquée, le poufsouffle s'appuya sur celle-ci, afin de limiter la pression du lien autant que possible. Et également parce qu'il avait les jambes un peu flageolantes. Il faisait le fort, l'inébranlable, pour qu'elle même ne craque pas. Cependant il devait avouer que la situation jouait pas mal sur ses nerfs aussi, surtout en cet instant.

Il appuya sa tête contre le panneau clos, dans l'espoir peut-être d'entendre des murmures, et pouvoir deviner ce qu'il se tramait à l’intérieur. Peine perdue bien évidemment, et il dut se rendre à l'évidence dans un soupir…

« La justice n'est pas rapide… Asseyez-vous donc, Monsieur Flowright, lui intima le directeur avec un sourire avenant. Ce qu'il fit, à même le sol, contre l'encadrement de la porte. Puis le silence quelque peu morbide s'installa dans cette anti-chambre. »


Personne ne sembla broncher à la boutade du patriarche. Luce leva simplement les yeux aux ciel, de concert avec le soupir de sa petite sœur. Tous deux étaient habitués à l'humour incertain de leur paternel. Après un passage au coffre de la voiture pour récupérer toutes les valises des internes, le cortège se mis en marche vers la gare. En bon anglais d'adoption, le juge Flowright avait dégainé son parapluie pour y abriter sa fille et lui même jusqu'au hall de l'imposant bâtiment ferroviaire. Ils marchaient devant, laissant les deux jeunes adultes à la traîne.ces derniers marchaient côte à côte sans un mot. Luce laissa sa main libre frôler consciemment celle de sa petite amie qui la prendrait si elle le veut. Il se doutait que retrouver le chemin de Poudlard ne l'enchantait pas. Les vacances avaient été assez fortes en émotion, et rien ne restait bien secret une fois dans le huis-clos que constituait l'école. Surtout que maintenant, le passé caché de l'orpheline Blackwood abusée était une affaire juridique. Donc potentiellement ébruitable.

Il allait devenir fou durant ces longues minutes, qui devinrent vite une heure pleine. Que pouvait bien dire ce persécuteur pour tenter de s'en tirer ? Et Vesper… arrivait-elle à lui tenir tête ? Ils pourraient passer prendre un truc à manger avant de rentrer chez lui, pour décompresser un peu… Que c'était long ! La patience des jaune et or n'était pas avec lui en ce jour…

Le portail étrange du quai 9 3/4. Ils arrivèrent bien vite devant, et maintenant habitués malgré leur appartenance Moldue, Nino et Maera passèrent les premiers pour disparaître dans ce faux mur.

« On y va, tu es prête ? demanda-t-il à la brune à ses côtés. »

Fini l'intimité, et la tranquillité relative. Derrière, les sorciers qui côtoyaient les mêmes bancs qu'eux ne manqueraient sûrement pas de jacasser en les voyant encore ensemble. Comme à la fête de Jeremiah.


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Vesper G. Blackwood

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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Jeu 26 Fév - 21:43:15

Après son coup de gueule, son tuteur faillit bien s’emporter à son tour. Heureusement, afin d’éviter que sa façade ne s’effondre, son avocat le rappela à l’ordre juste à temps, d’une main posée sur son avant-bras et d’un regard explicite. Quant à l’employée du Ministère, gênée, elle en fit de même avec Vesper qui, loin de se laisser démonter, semblait laisser exploser toute sa rancœur, toute sa souffrance, accumulée pendant six années. Dans sa tête, elle songea que c’était à Luce qu’elle devait ce courage.

Après que Vesper se fut enfin assise, ils épluchèrent leurs déclarations pendant près d’une heure. « Je propose que nous commençons dès le début. Mademoiselle, pourriez-vous nous raconter à nouveau votre arrivée chez votre tuteur ? » Après une légère grimace, elle raconta ce qu’elle avait déjà raconté quelques jours plus tôt. Après le décès de ses parents, les services du Ministère avaient cherché les proches qui pourraient la recueillir. Etant son parrain et un vieil ami de ses parents, il s’était porté volontaire… Comme par hasard. Sa femme n’aimait pas la petite Vesper et ne voyait pas son arrivée d’un bon œil. Elle ne voulait pas d’enfants, pour une raison qui lui avait toujours échappé. Quoique finalement… Elle se demandait si au fond d’elle, l’ex-femme de son tuteur n’avait pas eu des doutes. « Pourriez-vous nous parler à présent de votre retour de votre première année à Poudlard ? » La gorge de l’élève de Serpentard se serra. Baissant les yeux, non parce qu’elle mentait, mais parce qu’elle n’avait pas la force de soutenir le regard de son agresseur, elle se força à raconter, pour la sixième fois, ce jour où tout avait basculé. L’arrivée à la gare. La découverte du manoir plus froid, terne et sale qu’à son départ. Son tuteur éméché. Ses reproches. Et finalement…
Quand ce fut fait, d’autres questions lui furent posées. Sur les étés suivants, sur l’escalade de ses souffrances, jusqu’à ces dernières vacances, au cours desquelles elle avait appelé Luce à son secours, à bout de force.
Finalement, quand il n’y eut plus rien à dire, quand ils eurent comparé les deux versions évidemment diamétralement opposées, Vesper se leva, et l’employée du Ministère la raccompagna à la porte. Elle n’aurait pas dû se retourner. Pourtant, alors que l’employée avait le dos tourné, elle jeta un coup d’œil vers son tuteur et son regard la glaça d’effroi. Il avait l’air tellement… En colère. Tellement mauvais. Comme s’il la menaçait, d’un simple regard. Un frisson de panique la parcourut et elle se sentit fragile. Faible. Elle n’aurait pas dû. Elle aurait dû se taire. Elle qui n’avait pas cédé, pendant tout l’entretien, bien que ça ait été particulièrement dur de tout revivre… « Mademoiselle ? » Après un léger sursaut, elle se retourna et aperçut Luce, dans le couloir. Luce. Ce fut plus fort qu’elle. Elle courut dans ses bras. Comme si elle ne l’avait plus vu depuis une éternité. « Monsieur Flowright ? Nous vous contacterons pour prendre votre déclaration dans cette affaire, ultérieurement. » Son odeur rassurante, ses bras, sa chaleur…

« On y va, tu es prête ? » Comme si elle avait été un zombie, elle avait suivi les trois autres, sans même s’en rendre compte, plongée dans ses souvenirs. Elle n’avait pas réalisé qu’ils avançaient, et n’avait pas entendu non plus le brouhaha de la gare. Qui pourtant lui semblait assourdissant à présent. Prête ? Non, elle ne l’était pas. Mais s’ils attendaient qu’elle le soit, ils rateraient le train. Alors, à contrecœur, elle acquiesça. Et le suivit vers le mur de pierres qui les mènerait au Poudlard Express. Si, au début, nul ne les remarqua, tout le monde étant trop excité et occupé, bientôt, alors qu’ils se frayaient un chemin dans la foule, certains cessèrent de parler. Elle eut l’impression de sentir des regards se tourner vers eux. Ce n’est que parce que Luce et toi êtes ensemble, ça n’a aucun rapport avec l’autre chose… L’espoir fait vivre. Et en même temps, comment auraient-ils pu savoir ? Décidée, elle garda la tête droite, le regard planté devant elle. Ce qui ne l’empêcha pas d’entendre, tout d’un coup, un murmure très inquiétant. « Non, c’est mon père qui m’a dit… Il parait… Tuteur… » Aussitôt, elle s’immobilisa, comme statufiée. Non. Comme giflée, elle tourna la tête vers les deux adolescentes qui discutaient, vraisemblablement d’elle, mais quand elle croisa leur regard, elles détournèrent la tête, prises en faute, comme si elles craignaient que Vesper ne s’en prenne à elles. Mais loin de cette réaction, Vesper se mit à paniquer. Elles savaient. Et si elles savaient… Elle eut soudain l’impression que tout le monde l’observait. Non. La respiration rapide, le rythme cardiaque erratique, elle regarda autour d’elle. Partir. Partir. Elle n’avait qu’une envie, prendre ses jambes à son cou. Mais elle tenait toujours la main de Luce. Et il y avait toujours ce lien qui les reliait.
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Luce Flowright

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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Dim 8 Mar - 22:14:24

Luce les avaient guidés à travers le mur magique, puis la foule. Toujours la main dans la sienne, en essayant de ne pas prêter attention aux regards qui se tournaient vers eux. Surpris. Jaloux. Curieux. Amicaux. Ceux là, il les saluaient avec un sourire, puisque les personnes étaient des amis qu’il avait délaissé mais qui ne semblaient pas lui en tenir rigueur. Y’avait les moqueurs aussi. Et les voix, qui parfois se détachaient du brouhaha ambiant. Celles des ragots, des rumeurs. Les plus traitres. Il n’entendit pas celle qui fit arrêter sa compagne, et se retourna vers elle étonné qu’elle n’avance plus. Elle fusillait du regard deux gamines immatures qui ne savaient apparemment plus où se mettre. Luce voyant que l’attention commençait doucement à se porter sur eux émit une petite pression sur la main de la serpentarde pour qu’elle se retourne vers lui. Les iris qui croisèrent les siens semblaient paniqués… comme ce jour là, après la confrontation.

La porte s’ébranla enfin après une heure bien tassée, et presque instantanément le poufsouffle s’était remis debout comme si sa liberté en dépendait. Pourtant, c’était bien celle de la fille qu’il avait accompagné jusque là et qui allait sortir, il l’espérait plus libérée d’avoir confondu son bourreau en présence de représentants de la justice. Il ne doutait aucunement qu’on puisse ne pas la croire. Quand elle lui avait raconté son calvaire, elle avait la voix tremblante. Quand on évoquait d’une manière ou d’une autre son tuteur, la peur se lisait sur son visage et dans ses yeux. Une simple lettre de lui l’avait fait paniquer en Octobre. Alors non, il ne doutait pas que quelques furent les arguments de ce monstre, ils la croiraient elle. S’il avait fallu plus de preuves, même Jeremiah Berkley au coeur froid l’avait cru et avait réussi à déclencher la plainte pour laquelle ils étaient à présent tous là. Si c’en était pas une de poids, celle là !

Il prit du recul face à la porte, pour voir à l’intérieur au plus vite. Pour la voir. Voir si elle avait tenu le coup. Voir si elle allait bien… Il se doutait qu’elle n’irait pas bien. Forcement, ce n’était pas une promenade de santé qu’elle venait de faire durant l’heure passée. Non, bien au contraire. Il était inquiet. Vraiment. Et il l’aperçut dans l’entrebâillement, le visage tourné en arrière. Regarde ici, pensa-t-il. Ne le regarde pas à lui, regarde moi, la supplia-t-il silencieusement. Ce fut l’employée du ministère qui lui fit tourner la tête, et le visage qui lui fit face ne lui plu pas. Elle paniquait, il le voyait. Saleté de type ! Une pulsion passa dans ses veines et il eu l’envie de rentrer pour lui casser la gueule. Mais il n’en eu pas le temps, que la serpentarde lui sauta dans les bras. Il la serra fort, très fort. Sans rien dire. Ils auraient le temps de parler plus tard.

« Monsieur Flowright ? Nous vous contacterons pour prendre votre déclaration dans cette affaire, ultérieurement. »
« Très bien. » répondit-il sans la lâcher et décollant à peine son nez de ses cheveux. Le quand, le comment et tout ça, il aurait bien le temps de le découvrir rapidement. Cependant, ils devaient partir, pour ne pas le croiser. Il pourrait y avoir du massacre. Bien vite, le directeur pris la suite des opérations en main et les enjoignit à le suivre, pour qu’ils les ramène chez son père. Histoire de tenter de finir leurs vacances plus ou moins le plus normalement possible.


« Laisses. Viens, murmura-t-il en sachant ce qui pouvait la paniquer à ce point et devinant donc plus ou moins ce qu’il s’était produit, elles se lasseront. » Le gentil poufsouffle ne put s’empêcher de lancer un regard incendiaire aux deux adolescentes prises en faute mais dont le petit sourire en coin était bien moqueur. Il ne le supportait pas, retrouvant la même colère qu’il avait eu quand il avait appris, et toutes ces autres fois. Rapprochant la verte et argent de lui, il lui lâcha la main pour enrouler son bras autour de sa taille et la soustraire à ces imbéciles avides de spectacles. « Ah, mon père et Maera sont là-bas, viens, lui chuchota-t-il, les lèvres au bord de son oreille. » Il pista dans le dos de la brune les regards soudains jaloux des deux prépubères et eu un sourire. Cela leur donnerait d’autres choses à raconter, si vraiment elles voulaient avoir la Blackwood en sujet principal. Cela empêcherait-il d’autres racontars sur l’affaire qui liait sa protégée de son bourreau ? L’espoir faisait vivre, même si à Poudlard, c’était bien peu probable…
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Vesper G. Blackwood

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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Mer 11 Mar - 19:52:49

Elles se lasseront. Oui. Mais quand ? Quand tout Poudlard saurait ?! Elle qui avait espéré que personne ne saurait, que personne n’entende parler de cette histoire… Il fallait croire que c’était raté. Rien ne restait secret, surtout dans le monde sorcier, visiblement. Sentant que Luce lui serrait la main, elle finit par détourner la tête et plongea son regard dans le sien. Il savait. Il avait compris, évidemment. Il était intelligent. Contrairement à ce qu’elle avait souvent dit, par le passé. Il la connaissait. Il avait appris sur elle, beaucoup plus en quelques mois que la plupart des gens en plusieurs années. Et il était observateur. Alors évidemment, il avait repéré les deux plus jeunes étudiantes de Poudlard qui riaient sous cape. Jusqu’à ce qu’il leur lance un regard assassin, du moins. Aussitôt, elles semblèrent trouver la situation moins comique. Tant mieux. Bien fait. Se collant à Luce, elle se sentit aussitôt plus en sécurité. La décision qu’elle avait prise de l’appeler à l’aide était, définitivement, la meilleure décision qu’elle ait prise, de toute sa vie. Comme une noyée s’accroche à une branche, elle s’accrocha à Luce, sa main se serrant autour de sa veste, au niveau de sa hanche. Tandis qu’il les guidait jusqu’à son père et sa sœur, elle tenta de s’entourer d’une bulle qui l’empêcherait d’entendre ce qui se dirait autour d’eux. Ne laissant passer que sa voix rassurante, et celles de sa famille. Relevant la tête, elle croisa le regard soucieux de la jeune fille. Si, en été, elle avait été clairement hostile, elle avait compris. Sans connaitre les détails de ce que Vesper avait vécu, elle savait le nécessaire. Et depuis, elle avait trouvé en Maera un soutien tranquille. Pas de pitié. Pas de questions. Juste du silence, ou quelques paroles légères. Elle ne lui demandait rien sur ce qu’elle avait traversé, n’en parlait pas. Et c’était très agréable. Elle semblait même avoir tiré un trait sur tout ce qu’elle avait entendu d’elle avant de la rencontrer pour la première fois en aout. Pourtant, elle en avait entendu des choses, puisqu’elle connaissait – évidemment – son frère, mais aussi Callie.

Callie. Alors que cela faisait plusieurs années qu’elles ne s’étaient plus parlé, sauf pour s’agresser, Vesper ressentit soudain le besoin de lui parler. Comme avant. Comme quand elles pouvaient encore tout se dire. Comme quand la force tranquille qu’elle était, apaisait ou équilibrait le dynamise et l’exubérance de sa camarade. La bavarde, et la discrète. La blonde, et la brune. Un sourire tendre apparut sur les lèvres de Vesper. Et au loin, elle aperçut justement Callie. Qui soutint son regard. Pourtant, contrairement à ces dernières années, son regard n’avait plus rien de haineux. Etrangement, il lui sembla qu’il était… Fier. Comme si elle était fière de Vesper. L’idée la perturba et elle fronça les sourcils avant de sursauter en entendant le signal signifiant qu’il était temps pour les élèves de Poudlard de monter dans le train. Avec un sourire maladroit, elle rendit à Maera son étreinte puis sourit timidement au père de Luce qui était aussi maladroit qu’elle. La prendre dans ses bras ? Lui serrer la main ? Ne rien faire ? C’était à chaque fois les mêmes questions, et les mêmes questions que Vesper se posait. Alors, comme à chaque fois, ils se contentèrent d’un sourire et d’un signe de tête. Pourtant le regard du juge ne laissait aucun doute sur l’affection qu’il semblait avoir développée pour sa… Belle-fille.
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Luce Flowright

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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Mar 17 Mar - 17:14:55

Les adieux sur un quai de gare ne sont jamais simples ou joyeux. Même si l'école de sorcellerie de Poudlard était un lieu hors du commun et grandiose, quitter sa famille donnait toujours un certain blues au poufsouffle. C'était sur ce même quai de gare qu'il avait vu pour la dernière fois sa mère heureuse... enfin, plutôt calme et pas trop dégoutée... encore que. Ce n'avait jamais été quelque chose qu'elle avait accepté. Mais en première année, alors qu'il n'avait que onze ans, il avait cru qu'elle finissait doucement par se faire à l'idée. A l'idée que son fils était un sorcier. C'était la dernière fois qu'elle lui avait dit un mot gentil, feint ou non. Il ne le savait pas vraiment.

Depuis sept ans, ce quai était à la fois celui du bonheur et du malheur. Et quand le chef de gare sifflait pour faire monter à bord les derniers récalcitrants, son cœur se serrait. Il souriait, embrassait son père et sa petite sœur chérie toujours là pour lui, et montait dans le train où il avait déjà mis ses valises. Et se promettait d'être heureux pour eux, et tout ce qu'ils lui avaient donné. Mais cette fois, c'était légèrement différent, il avait Vesper près de lui. Il n'était pas le seul à dire au revoir. Il n'était pas le seul à monter. De manière symétrique, il embrassa son père alors que les deux jeunes filles partageait une étreinte qu'il n'aurai jamais cru possible. Puis fit de même avec sa cadette. Elle rigola en lui montrant Vesp' et leur père du menton, aussi gauches l'un que l'autre. Ce qui fit sourire Luce, et lui mit un peu de beaume au cœur.

Les vacances, et la cohabitation forcée avec les Flowright ne semblaient pas avoir déplu à sa petite amie. De leur coté, les Flowright moldus avaient plutôt bien vécu l'expérience, et s'étaient même pris d'affection pour la peste longtemps décriée par Luce lui même depuis des années. Comme quoi, rien n'était immuable. Sauf peut-être sa mère.

Ils montèrent ensuite dans le train, avec leurs valises, et comme chacun s'en doute sûrement, le gentleman amateur avait aidé sa demoiselle à monter en lui tendant la main. Un compartiment fut vite trouvé et les bagages montés dans les espaces prévus à cet effet. Le trajet pouvait débuter. Le blondinet laissa la place contre la vitre à sa charmante accompagnatrice, et un peu en retrait se laissa happer à nouveau par ses lointains souvenirs d'adieux difficiles. Il avait un sourire triste mais se reprit bien vite alors que le train s'ébranlait. Il fit, comme tout adolescent aimant ses proches des signes de la main et bien vite le quai ne fut plus dans leur champ de vision, laissant au loin sa vie familiale pour quelques mois. Jusqu'aux prochaines vacances sûrement.

Ah vous voilà ! Je vous ai cherché dans tout le wagon !! Je vous avais bien vu monter dans celui-ci ! Comment allez-vous ? Les vacances, c'était cool ? Putain moi j'ai fait une orgie de pain perdu chez ma grand-mère a Noël, t'as même pas idée !!!!

Cette voix, ce débit et cette gêne inexistante, c'était Maxence. Son meilleur ami. Son exubérant meilleur ami. Il était entré sans crier gare, et n'avait pas pris la peine de demander s'il dérangeait comme à son habitude. D'ailleurs, il ne semblait pas perturbé outre mesure par la révélation de la relation entre les deux ennemis notoire. A vrai dire, ça faisait des mois qu'il avait flairé le truc même s'il voyait moins son pote. Le petit sourire rêveur l'avait déjà mis sur la piste en Octobre... Quoiqu'il en soit, il avait voulu faire le cool, histoire de détendre la situation, et c'est donc également dans cette optique qu'il s'était assis face au couple, tout en continuant à débiter son monologue sans en laisser placer une à son auditoire.

Oh, d'ailleurs, j'ai vu Jessica dans un compartiment plus en avant, elle s'est fait une coupe à la garçonne, ça lui va drôlement bien... Elle a un charme que j'avais jamais remarqué...

Avant que la suite de la conversation ne dérape, le jaune profita d'une seconde de répit pour prendre la parole à cet énergumène.

Salut Max, tu te souviens de Vesper bien entendu.... Vesp', Maxence, mon... meilleur ami un peu soûlant mais pas méchant.
Hey ! rétorqua ce dernier, faisant une mine outrée bien trop exagérée. Qu'elle réputation tu me fais !
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Vesper G. Blackwood

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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Mer 18 Mar - 14:39:09

Une fois les ‘au revoir’ échangés, Vesper suivit Luce dans le train. La main dans celle du Poufsouffle, ils avancèrent jusqu’à un box libre dans lequel ils s’installèrent après avoir monté leurs valises. Alors que Luce continuait de saluer son père et sa sœur, le train ayant entamé sa route, Vesper aperçut un couple de sorcier, la femme écrasant une larme qui menaçait de couler, tandis que son enfant s’éloignait pour encore quelques mois. Sans le vouloir, elle se mit à penser à sa propre mère. Elle n’avait que très peu de souvenirs de la femme qui l’avait mise au monde. Elle n’avait que six ans quand ses parents lui avaient été arrachés. Tout ce qu’elle avait d’eux se résumait à une photo, qu’elle avait laissée chez son tuteur, quand elle s’était enfuie, l’été précédent. Mais elle se souvenait de leurs sourires. La photo qu’elle avait datait de la période juste après leur mariage. Ils étaient jeunes, insouciants. Elle n’était pas encore là ni même en route. Elle se souvenait aussi du sourire de sa mère. Tout ce qu’elle savait de leur mort, c’était qu’ils avaient été assassinés. Vous savez, par un des trois sorts interdits. Genre, le sort. Pourquoi, elle l’ignorait. Mais… Tout aurait été différent s’ils n’avaient pas été assassinés. Elle n’aurait pas été vivre chez cet homme qui était devenu son tuteur. Elle n’aurait pas été abusée des années durant. Soudain elle songea qu’il y avait forcément eu une enquête sur leur meurtre. Un dossier devait trainer quelque part au Ministère. Avec un soupire, elle réalisa que peu importait la raison pour laquelle ils avaient été tués. Cela ne changerait rien à ce qu’il s’était passé depuis. Ah vous voilà ! Je vous ai cherché dans tout le wagon !! Je vous avais bien vu monter dans celui-ci ! Comment allez-vous ? Les vacances, c'était cool ? Putain moi j'ai fait une orgie de pain perdu chez ma grand-mère a Noël, t'as même pas idée !!!! Surprise, la tête ailleurs, Vesper fit un bond dans son siège. Elle n’avait pas entendu la porte s’ouvrir. Et avait à peine réalisé que déjà plus de cinq minutes s’étaient écoulées depuis la gare de King’s Cross. Auprès le premier instant de surprise, elle tourna la tête vers l’intrus, délaissant le paysage qu’elle n’avait même pas regardé. Elle avait déjà vu cet étudiant. C’était un ami de Luce… Non ? Elle fronça les sourcils. Sur la défensive, elle observa l’étudiant qui ne cessait de parler. Jusqu’à ce que Luce l’interrompe. Salut Max, tu te souviens de Vesper bien entendu.... Vesp', Maxence, mon... meilleur ami un peu soûlant mais pas méchant. Tournant la tête vers Luce, elle chercha dans son regard le soutien dont elle avait tant besoin. Et en voyant son air ennuyé, elle se sentit aussitôt plus légère. Elle alla même jusqu’à sourire en coin, jusqu’à ce que le Maxence en question se rappelle à elle. Réputation ? Lui-même devait avoir une sacrée opinion de lui… Pendant des années, elle s’en était prise à Luce, son meilleur ami, et maintenant… « Salut… » Timide, et gênée du comportement qu’elle avait adopté pendant si longtemps, et du mal qu’elle avait fait, elle détourna les yeux et baissa le regard.
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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Mar 24 Mar - 14:47:24

Maxence avait le chic pour surprendre les gens. Il adorait même ça, a vrai dire. Son meilleur ami le soupçonnait même de le faire exprès pour voir le désarroi, la colère ou la peur dans les yeux des gens. Heureusement, depuis le temps qu’il le cotoyait, cela n’avait plus beaucoup d’effet sur lui. Il avait été fidèle à lui même en entrant dans le compartiment, sans complexes et sans jugement. Alors même que l’altruiste poufsouffle se doutait que ne pas être mis au courant de l’idylle naissante dès ses prémices avait du un peu le vexer. Mais l’autre adolescent n’était pas quelqu’un de rancunier, et en quelque sorte, il avait deviné bien avant Luce et Vesper eux même de toute façon ! Les voir ainsi le faisait marrer plus qu’autre chose ! Qui aurait pu dire ça, à la première altercation des deux jeunes enfants…

« Allez, laisses tomber… murmura le penaud deuxième année à son camarade de maison. »
Les traits étaient plus ronds, plus enfantins. La période innocente de la petite enfance n’était pas si loin. Cependant, on reconnaissait bien deja les deux futurs jeunes adultes. Toute comme la serpentarde face à eux. Oui, tous trois de la même année n’étaient pas à leur première rencontre dans ce train de Janvier. Quelques années plus tôt, alors que le troisième larron n’avait pas encore le bagout et l’assurance qu’il arborait à présent, il avait été l’une des premières cibles de la méchanceté, supposée gratuite à l’époque, de Vesper Blackwood.
« Non, elle a pas à te parler comme ça, tu lui as rien fait ! Tes parents t’ont pas appris les bonnes manières ? rétorqua ensuite le jeune Luce à la brune face à lui. »
Dans les deux regards s’affrontant, la colère. La violence dans celui de la fillette, le sens de la justice naissant dans celui du futur sauveur de Poudlard. Si si, il avait confiance, le blond qui l’avait pris sous son aile amicale l’avait déjà sorti d’autres faux pas… Lui et d’autres. Maxence n’avait pas été ce qu’on aurait appellé un populaire depuis la naissance. L’adolescence, et la puberté l’avait bien aidé, mais le rondouillard enfant de première année qu’il était avait subit maintes fois les moqueries d’idiots. Luce n’en avait jamais été un, surement pour ça que leur amitié avait, et est toujours, si forte.


Le regard que la jeune femme tourna vers lui, cherchant une forme de confirmation. De quoi ? Le Flowright lui sourit affectueusement, et à moitié désolé. Il ne pouvait pas se passer longtemps de ses amis, en social poufsouffle dont il était un cliché corriace. Même si les deux mois précedents il avait eu l’impression de les passer en quasi-otarcie, perdu dans les problèmes de Vesper. Et Maxence était le plus loyal et exubérant de tous. Lui aussi aurait surement pu finir à Gryffondor, mais le hasard avait voulu les réunir sous la bannière jaune et noire.

« Salut… » la petite voix et l’air gêné de l’ex-suffureuse-colérique-sadico-tourmenteuse aurait surement de quoi surprendre bien des gens une fois la rumeur propagée à Poudlard. Dans ce huis-clos, c’était presque un avant-goût pour la verte et argent. Cela dit, peu de chances surement que les détracteurs soient aussi cools et non-rancuniers que ces deux là. Il suffit d’un regard échangé et les deux compères se mirent à rire gentiment de l’incongruité de la situation.
« Salut oui… répondit simplement l’intrus auto-invité. La différence est saississante ! se risqua-t-il même à dire, en regardant Luce cette fois. Qu’il regretta aussitôt, légèrement cela dit, avec les prunelles noires de son meilleur ami braqué sur lui. Et pour désamorcer la situation, il préféra mettre les pieds dans le plat jusqu’aux genoux tant qu’à faire. Comme ça, ils n’en parleraient plus ensuite. Pour que ce soit dit et qu’il n’y ai pas de lézard entre nous, t’as pas toujours été sympa Vesper Blackwood. Mais j’ai confiance en lui, et s’il te fait confiance ça me suffit. Il a toujours eu un jugement sûr… »
« Max... »
Luce marmonna et soupira simplement, ne sachant plus où se mettre et redoutant la réaction de sa copine à ses côtés face à la franchise de son ami. Soit ça passe, soit ça casse. Il préférait que ça passe, ça compliquerait bien moins sa vie.

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Vesper G. Blackwood

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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Ven 27 Mar - 19:51:46

Au discours dudit Max, Vesper blêmit puis rougit. Effectivement, si elle ne se souvenait pas forcément de toutes les fois où elle s’en était prise à quelqu’un, elle se souvenait s’en être prise à lui à plusieurs reprises. Il faut dire qu’outre son caractère, il avait aussi la mauvaise idée d’être ami avec Luce, celui qui n’hésitait pas à lui tenir tête, même à douze ans… Rien que cela l’avait poussée à martyriser son ami. Heureusement, avant même qu’elle ait pu dire quoi que ce soit, la porte du compartiment s’ouvrit sur la dame qui vendait toute sorte de sucreries. Alors, sans même prendre le temps d’y réfléchir, elle lui demanda trois chocogrenouilles, une pour Maxence, une pour Luce et une pour elle. Elle ne se souvenait même pas en avoir jamais achetées. Mais elle se souvenait que la première fois qu’elle avait crié sur Max, c’était justement à cause d’une grenouille en chocolat qui lui avait sauté dessus. Alors, elle lui tendit une des boites en forme de pyramide à 5 côtés avec un sourire penaud. Cette fameuse première fois, il avait couru après sa grenouille dans le couloir du train avant de se jeter sur Vesper comme l’animal en chocolat avait sauté sur l’élève de Serpentard. Faute d’être violente, physiquement, elle n’avait pas mâché ses mots. Et il était reparti, rouge de honte, et sans grenouille. Un instant, elle fixa sa boite, osant à peine l’ouvrir. En pinçant les lèvres, elle souleva légèrement le couvercle et aussitôt la grenouille sauta et tenta de fuir. Surprise, elle l’observa sauter de mur en mur, sans faire le moindre geste pour l’attraper. Ce fut Maxence qui l’attrapa pour elle, et la lui tendit. Pas rancunier pour un sou, lui, songea-t-elle. La grenouille ne bougeant plus, elle lui croqua la tête – peut-être parce qu’elle se disait qu’ainsi elle ne souffrirait plus. Ce n’était pas mauvais du tout. Elle regarda ensuite la carte qui se trouvait encore dans la boite. Eustache Walter. L’une des cartes les plus courantes, si elle se souvenait bien. Si pas la plus courante. Mais ce n’était pas grave. Cela lui convenait tout à fait. Surtout que l’homme en question lui avait été d’un grand secours, depuis quelques semaines.

« Non, elle a pas à te parler comme ça, tu lui as rien fait ! Tes parents t’ont pas appris les bonnes manières ? » La petite Vesper fusilla le Poufsouffle des yeux. Comment osait-il lui répondre ainsi ? « Pour qui tu te prends, minus ? T’es qu’un idiot de Poufsouffle. Comme ton copain. Vous êtes la honte de Poudlard. On devrait vous enfermer dans une tour, à l’écart des autres, comme des animaux que l’on cache tant on a honte d’eux. Tes parents, à toi, ils sont fiers de toi ? J’en doute. Alors à l’avenir, évite de me parler, tu gâches ma journée. » Elle avait déjà une sacrée langue de vipère à douze ans. Mais il faut dire que son été n’avait pas été le plus agréable. Une fois qu’elle se fut détournée, la tête haute, elle s’éloigna vers les escaliers. Délaissant son groupe d’amies, elle monta au troisième étage et s’engouffra dans les toilettes abandonnées. Là, seule, elle s’enferma dans une cabine et se mit à pleurer, en se tenant les côtes. Ses parents lui manquaient tellement. S’ils n’étaient pas morts, six années plus tôt, elle n’aurait pas été vivre avec son tuteur. Et il ne lui serait pas arrivé ce qui lui était arrivé cet été… « Vesper ? » Callie. Vesper aurait reconnu sa voix même dans la Grande Salle pendant les repas, alors que tout le monde criait autour d’elles. Bruyamment, elle renifla. « Vesper, tout va bien ? Tu es différente depuis… La rentrée… Pas que je n’aime pas celle que tu es devenue. J’adore te voir martyriser les autres, comme moi. Mais… » Mais ça ne lui ressemblait pas. Et Callie avait raison. Avant, elle était plus silencieuse, plus réservée. Quelque chose avait changé. Quelque chose l’avait changée. La main tremblante, elle ouvrit la porte de la cabine et invita Callie à y entrer avec elle. « Il faut que tu me promettes de ne jamais en parler, à personne… »

Pour la première fois, cette fois-là, elle parla de ce que son tuteur lui avait fait vivre. Après la première confrontation avec Luce. Comme quoi, déjà à l’époque, il avait un pouvoir sur elle.
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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Jeu 2 Avr - 13:43:19

Le silence qui s’installa sitôt la tirade de Maxence fini fut rapidement troublé par le chariot aux friandises, toujours fidèle à l’appel des ogres… pardon, des élèves de Poudlard. Sans le savoir, la dame qui passait de compartiment en compartiment venait d’éviter un moment gênant et pesant entre les trois pré-adultes. Vesper fut la plus reactive, demandant simplement trois chocogrenouilles. Le nombre fit lever un sourcil à Luce qui ne se souvenait pas qu’elle aimait ça à ce point. Il ne se souvenait même pas lui en avoir vu manger une… Certes, même si à présent il la connaissait bien mieux que l’année précédente, il ne la connaissait pas encore totalement pour prévoir ses moindres faits, gestes et paroles. Et heureusement ! Seulement, il avait encore certains préjugés, hérités des nombreuses altercations qu’ils avaient eu ou les “on dit” dont la serpentarde était le centre. Et les gourmands, elle les loupait pas à une époque… avant qu’elle préfère briser les coeurs.

Surprenant les deux jeunes garçons qui avaient poliment refusés les bonbons et autres délices, la brune leur tendit une boîte à chacun. Maxence hésita un instant, avant de prendre celle tendu vers lui. Pas parce qu’il doutait ou était suspicieux envers la nouvelle Blackwood, mais plus parce que les sucreries déclenchait souvent des souvenirs pas toujours super agreables. Mais bon, une chocogrenouille offerte par Vesper-la-méchante-qui-devient-gentil, ça se refusait pas non ? Il la prit avec un sourire et un regard entendu vers son meilleur ami. Il avait fait des miracles !

Et comme si le temps suspendait son vol un instant, ils regardèrent tous les trois la grenouille de l’adolescente peu habituée semblait-il. Laisser échapper le bout de chocolat animé était une erreur de débutant. Seuls les premières années peu coutumiers des faits sorciers se laissaient berner ! Il y avait une technique pour l’ouvrir sans qu’elle tente de fuir. Le moment de gloire de Max se présenta alors et c’est pas peu fier de lui qu’il choppa le batracien de chocolat d’une main experte avant de la redonner à Vesper sans un mot.

L’atmosphère dans cette cabine était vraiment étrange.

Alors que la jeune fille semblait retomber en enfance en croquant et regardant sa carte de sorcier, Luce décida de parler, histoire de ne pas laisser le silence s’installer trop longtemps. Un sujet futile, léger, et surtout, ne relatant pas leur passé commun tumultueux.

« Tu as vu Jessica, c’est ça ? Son frère était avec elle ?
- Non, et ça m’a étonné aussi d’ailleurs… Elle avait l’air moins tendu, tu crois que ça peut avoir un lien ? répondit naturellement l’autre poufsouffle dans la même optique que son camarade. Il avait dit ce qu’il avait à dire à son ancienne tourmenteuse, et comptait bien à présent faire comme il avait dit : qu’il n’y ai pas de lezards. Il ne comptait pas mettre son meilleur ami en porte-à-faux.
- Je ne sais pas. Mais vu qu’il est parti plus tôt en décembre ça m’inquiétait un peu, elle n’avait pas l’air bien juste avant les vacances…
- Non franchement elle m’a paru plutôt bien, il est peut-être ailleurs dans le train… »

La discussion comme ils pouvaient en avoir tellement continua, alors même qu’ils avaient remarqué que leur compagnie féminine semblait légèrement ailleurs. Luce avait appris à respecter ces moments là, tout comme elle respectait les siens… Et Max… Max suivait, intrigué mais avide d’en apprendre plus sur cette nouvelle personne qu’il constatait tellement différente. Bien entendu, ayant souvent des oreilles qui trainaient de ci de là, et à présent aussi sociable que son ami, il avait entendu les rumeurs qui animaient cette rentrée bien avant que les deux soient arrivés sur le quai de King’s Cross.

« Et toi Vesper ? »

L’interpellation du jaune et noir fit son effet. Mais devant l’air perdu de sa copine, Luce trouva bon de préciser :

« On se demandait si tu avais envie de boire un truc, vu qu’on roule depuis plus d’une heure maintenant… »

Elle pouvait voir que Maxence était prêt à partir chercher les-dites boissons dès lors qu’il aurait sa réponse.

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Vesper G. Blackwood

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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Mer 8 Avr - 14:43:20

« Tu as vu Jessica, c’est ça ? Son frère était avec elle ? » Tout en savourant sa grenouille de chocolat, et en replongeant dans ses souvenirs, elle prêta une oreille distraite à la conversation des deux jeunes hommes. Jessica ? Elle fronça légèrement les sourcils. Qui était cette Jessica ? Jessica… Jessica… Ce prénom lui disait quelque chose et en même temps, elle ne parvenait pas à voir de qui il s’agissait. Il y avait bien des Jessica chez les Serpentard mais il n’y avait aucune raison pour qu’ils s’inquiètent pour une Serpy…

« Et toi Vesper ? » Après un sursaut, elle se tourna vers ses compagnons de wagon. Quoi ? Pardon ? Plait-il ? Elle avait été tellement perdue dans ses souvenirs qu’elle n’avait absolument pas suivi. Elle n’aurait même pas su dire depuis combien de temps elle réfléchissait. Callie. Elle était en train de penser à Callie. Mais eux, ils parlaient de Jessica… Du moins, à un moment. Parlaient-ils toujours d’elle ? Lui demandaient-ils si elle l’avait vue ? « On se demandait si tu avais envie de boire un truc, vu qu’on roule depuis plus d’une heure maintenant… » Oh ! Revenant sur terre, elle fronça les sourcils. « Oh euh… Oui, je… Je veux bien… » Si elle n’avait pas à sortir d’ici, du moins. Parce que l’idée de traverser le Poudlard Express pour trouver les boissons ne lui disait rien qui vaille. Cela représentait trop de risques. Elle risquait des croiser d’autres élèves, qui risquaient de chuchoter sur son passage, et… Elle ne pouvait pas. Mais visiblement, ils n’attendaient pas d’elle qu’elle sorte de ce cocon protecteur que représentait compartiment. Maxence était debout, prêt à y aller. Alors elle jeta un coup d’œil timide vers lui puis vers Luce. Qu’il prenne ce qu’il voulait. Cela lui irait. Cela lui irait même très bien.

Une fois Maxence sorti, et la porte refermée derrière lui, Vesper tourna la tête vers Luce. « Tu t’en fais vraiment pour tout le monde, hein… ? Moi, Maxence, cette… Jessica… » Luce était bien trop protecteur. Mais elle était bien heureuse qu’il exista. Parce que sans lui, elle ne serait pas là. Les yeux baissés vers ses cuisses toujours vêtues de son jean, elle leva une main et la posa sur celle de Luce. « Comment on va faire ce soir ? » Changement de sujet à 180°, certes, mais… « On va devoir dormir dans nos dortoirs respectifs… » Or, avec le sort qu’il avait jeté avant les vacances… Oui, ils avaient découvert qu’il se distendait mais ils n’avaient jamais essayé de l’étendre si fort. Ils n’en avaient pas eu le besoin jusqu’à maintenant.
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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Ven 17 Avr - 22:32:04

Après que la jeune étourdie ai accepté la proposition, le compartiment redevint aussi calme qu’avant l’arrivée de Maxence, ce dernier étant parti s’enquérir de boissons. Humm, tel qu’il le connaissait, ils ne verraient peut-être pas l’ombre d’une citronade avant Poudlard. L’autre étudiant était adorable, serviable et loyal… mais il se laissait tellement vite distraire aussi ! Un sourire se dessina un instant sur les lèvres de Luce à cette pensée. Qu’est-ce qu’il l’aimait, son meilleur ami.

« Tu t’en fais vraiment pour tout le monde, hein… ? Moi, Maxence, cette… Jessica… »
La remarque pourtant pas dit sur le ton du reproche le fit sortir de sa rèverie un peu brusquement. Le temps qu’il comprenne ce qui avait mener là, et il haussa les épaules nonchalamment.
« Est-ce un défaut pour toi, miss Blackwood » la taquina-t-il avec un sourire aux coin des lèvres. Il savait que non, puisque tous les deux n’en seraient pas là si il n’avait pas eu cette vilaine manie. Et sans être orgueilleux ou prétentieux, il savait aussi qu’elle était reconnaissante qu’il lui ai tendu la main, et qu’il soit venu la chercher ce soir d’été. Elle le lui avait dit. Elle le lui avait montré. « Enfin, j’y peux rien, j’adore les chiots perdus... rajouta-t-il, là encore sur le ton de l’humour. Roh, fait pas cette tête, t’es mignonne ! acheva-t-il en lui carressant les cheveux, ou en les désordonnant un peu suivant le point de vue. Lui, taquin ? Si peu.... »

Puis le serieux revient vite, et Vesper aborda la question que lui même s’était posé un petit nombre de fois. Il posa sa main sur la sienne pratiquement instantanément, puis pencha la tête en arrière pour l’appuyer contre le dossier du train.

« Comment on va faire ce soir ? On va devoir dormir dans nos dortoirs respectifs… »
« Humm, j’en sais rien… on a pas les dortoirs les plus éloignés l’un de l’autre au château… mais c’est loin quand même… J’imagine que le directeur a déjà une idée sur la question, et le plus logique serais que tu viennes dans mon dortoir parce que je sais pas vous, mais le dortoir des filles de Poufsouffle il nous aime pas ! Dès qu’un mec approche, y’a un espèce de liquide gluant et collant qui se met a couler sur les marches… impossible d’aller plus loin ! Il fit une grimace pour accentuer ses paroles avant de poursuivre. Enfin ce serait pas le plus correcte, y’a les autres… Peut-être qu’il y a des appartements qu’on connait pas… Ou l’infirmerie pourquoi pas… » Les dernières énumérations étaient songeuses, hypothèses infondées...
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Vesper G. Blackwood

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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Mer 29 Avr - 19:34:12

Si c’était un défaut, qu’il s’en fasse ainsi pour tout le monde, sans arrêt ? Elle soupira, un léger sourire aux lèvres, et secoua doucement la tête. Non, ça n’en était pas un. Un an plus tôt, elle n’aurait probablement pas répondu de la même manière puisque ce trait de caractère, chez lui, l’exaspérait et était justement la raison pour laquelle ils se volaient si souvent dans les plumes. Elle s’en prenait à quelqu’un, et aussitôt il arrivait à la rescousse. Puis, s’il n’avait pas été si chevaleresque, elle ne serait pas là, en ce jour, pour en sourire. « Enfin, j’y peux rien, j’adore les chiots perdus... Roh, fait pas cette tête, t’es mignonne !» Chiot perdu ? En entendant cela, elle le fixa, un sourcil levé. Un chiot perdu, elle ?! C’était bien la première fois qu’on la qualifiait ainsi. Encore une première… Mais le pire fut quand il secoua ses cheveux. Alors ça, c’était sûr. C’était définitivement la première fois qu’on lui faisait ça. Qu’on osait le lui faire. Après s’être avachie pour tenter d’échapper à sa main, elle se tourna vers lui, choquée. Mais pas méchamment. Elle était juste… Incrédule. Jamais on n’avait osé la toucher de la sorte. Et elle ignorait comment se positionner face à cela. Elle n’avait pas particulièrement apprécié – après tout elle était une fille comme une autre pour certaines choses et ses cheveux étaient sacrés – mais en même temps… C’était… Normal. Très normal. Et très agréable du coup. Parce qu’un inconnu n’aurait pas agi de la sorte. Et que cela témoignait de l’avancée qu’avait subie leur relation. Mais bien vite, la légèreté laissa place à un sujet plus sérieux. Plus délicat. Du moins jusqu’à ce qu’il évoque cette sorte de sort de protection qui empêchait les garçons d’entrer dans le dortoir des filles, chez les Pouf. À nouveau, elle se fixa, incrédule. « Euh… J’en sais rien… A vrai dire j’ai jamais vu de garçon essayer d’entrer dans le dortoir des filles… Trop dangereux. » A coup sûr, si un garçon avait surpris des filles, de Serpentard, dans leur dortoir… Il aurait passé un sale quart d’heure. Et quand il y avait mixité… Eh bien c’était plutôt quand elle-même suivait un gars dans son dortoir. Mais elle n’allait pas le soulever, pas maintenant, pas avec Luce. Mais il avait raison, sans doute le directeur aurait-il une idée. « Enfin ce serait pas le plus correcte, y’a les autres… Peut-être qu’il y a des appartements qu’on connait pas… Ou l’infirmerie pourquoi pas… » « Hm… Je préfèrerais un appartement, s’il en reste… L’infirmerie… Ce n’est pas très tranquille. » Ni très « personnel ». Pas qu’elle compta faire des cochoncetés avec Luce – même si dans un sens elle ne dirait pas non – mais de manière générale. En plus, si des malades se présentaient, ils risquaient d’attraper leurs maux. Bonjour la rentrée… « J’me demande combien de temps ça va leur prendre… Pour… Prendre une décision. » Pourquoi avait-il fallu qu’elle parle de ça ? Comme si son tuteur ne lui avait pas déjà assez gâché la vie. Mais elle savait que parfois les affaires pouvaient durer longtemps… Or, dans quelques mois, ce serait à nouveau les vacances et… Si tu avais parlé plus tôt, Vesper, tu serais peut-être déjà tranquille… Sauf s’ils refusaient de la croire et qu’elle devait retourner chez lui. Non. On lui avait suffisamment répété qu’elle était majeure. Elle ne pourrait pas y être obligée. Le tout restait de savoir où aller.
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Luce Flowright

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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Sam 9 Mai - 23:59:10

Voir sa réaction quand il avait osé tout naturellement -et tellement facilement finalement- la décoiffer comme il le faisait avec ses proches, c’était mémorable ! Elle avait semblé à la fois mécontente et touchée. Colérique et ravie… Surprise surtout. il en avait rigolé d’autant plus. Les gestes entre eux étaient tellement moins prudent. Il s’autorisait de plus en plus ce genre de petites attentions, sans avoir peur qu’elle explose entre ses mains comme il avait ressenti ça au début. Avant qu’ils ne se disent qu’ils étaient… ensemble. Un couple.

Le sujet des dortoirs provoqua une réponse qu’il n’aurait pas cru possible. Les mâles de serpentard n’avaient jamais tenté le challenge ? Ce fut son tour d’être surpris de cette révélation. Celle du siècle ! Ok, je vous l’accorde il était allé un peu vite en raccourci, elle avait précisé seulement ne pas en avoir vu. Pas que ce n’était jamais arrivé. Mais une telle opportunité de penser les verts et argents sans ardeurs de leur age, c’était assez jouissif à vrai dire. Bon, bien sur sa raison le ramena vite à la vérité du château. Ses amis gryffondoriens lui avaient expliqué le coup du toboggan du dortoir féminin. Et il n’avait pas abordé le sujet avec un serdaigle - a noter-. Cependant il supposait que si ça avait été mis en place, c’était valable pour tous les mâles adolescents de cette école. Peu de chances que les serpents y échappent.

« Dangereux ? rebondit-il, groguenard. »

Certes, dans tout poudlard et surement de toute génération, la plupart des élèves avaient assimilé bien volontiers les filles de serpentard à des langues de vipère, à des couleuvres ou encore à de viles serpents à sonnettes. C’était facile, c’était cliché… mais les imaginer vraiment dangereuses, toutes, c’était son côté gryffondor refoulé qui ressortait surement ! Il pouvait pas ! Il préférait largement considérer les mecs sous la bannière du serpent comme des peureux. C’était bien plus drôle.

« Hm… Je préfèrerais un appartement, s’il en reste… L’infirmerie… Ce n’est pas très tranquille. »
« Oui, je trouve aussi. On verra bien en arrivant, il voudra surement nous convoquer avant le dîner… histoire de confirmer qu’on a toujours ce lien… » il sourit. Certes, son sort avait foiré lamentablement. Il aurait pu -aurait du même!- s’en sentir honteux. Mais ce n’était nullement le cas. Cela leur avait donné une très bonne excuse pour ne plus se lâcher des vacances, et forcer un peu la main de son paternel pour qu’elle les passe chez eux. Pas qu’il aurait été difficile a convaincre, mais ça avait évité certains arguments que tout ouvert qu’il soit, Mr Flowright père n’aurait peut-être pas voulu entendre. Et Luce les dire.

Elle repris la parole, le coupant dans ses pensées.
« J’me demande combien de temps ça va leur prendre… Pour… Prendre une décision. »
Nul besoin de préciser de quoi elle voulait parler en disant “ils”. Le ton de sa voix guidait le poufsouffle dans sa compréhension devenue presque instinctive. Le grain de la voix de Vesper changeait légèrement quand elle abordait ou parler de tout ce qui concernait son tuteur, au sens le plus large.
« Je ne sais pas… La justice prend parfois du temps, c’est son grand défaut… lui répondit-il, sa propre voix plus grave et posée. Mais c’est enclenché, c’est un grand pas. »

Lui dire que ça irait, que ça viendrait vite ou encore qu’ils décideraient de la croire… tout ça, il n’en avait aucune idée, et n’avait aucun pouvoir dessus. Cela aurait sonné faux de dire ces phrases bateau. Il préféra passer délicatement un bras autour de ses épaules, veillant à ce qu’elle soit d’accord évidement, et la serrer contre lui sans un mot de plus. Parfois y’avait pas assez de mots pour exprimer ce qu’un geste pouvait dire tellement simplement.

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Vesper G. Blackwood

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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V] Mer 8 Juil - 21:35:41

Oui, dangereux. Les élèves de Serpentard pouvaient être très dangereuses, quand elles le voulaient. Et leur intimité valait cher, pour la plupart. Hors de question de voir des garçons, non désirés, s’inviter dans le dortoir. Hors de question qu’ils puissent leur faire des blagues, dans leur dortoir. Alors, oui, elles pouvaient se montrer dangereuses, quand il s’agissait de leur tranquillité, de la protection de leurs affaires et autres. Pour autant, elle ne releva pas la pique de Luce et se contenta de hausser un sourcil, sans lui répondre. Au lieu de cela, elle enchaina sur leur nuit à venir, et surtout sur l’endroit où ils dormiraient. Mais Luce avait raison, le Directeur voudrait certainement les voir, peut-être même avant le repas, pour savoir s’ils étaient toujours liés par le sort que Luce avait lancé avant les vacances. « Peut-être aura-t-il même une solution… » Mais cela, elle n’était pas sûre de le vouloir. Elle se sentait en sécurité, avec Luce. Et ce sort lui permettait d’avoir une excuse pour rester avec lui sans cesse…

Et finalement, un nouveau changement de sujet clotura leur intermède, avant que l’ami de Luce ne revienne. La décision. « Je ne sais pas… La justice prend parfois du temps, c’est son grand défaut… Mais c’est enclenché, c’est un grand pas. » Du temps. Les yeux rivés sur leurs mains jointes, elle soupira. Avant de poser son front sur l’épaule du Poufsouffle. Du temps. Sans prévenir, sans même frapper sur la porte, Max ressurgit, leurs boissons dans les mains. Éclatée, leur bulle de tranquillité. Alors, timidement, elle se redressa, se reculant légèrement de Luce. Elle se força alors à sourire de nouveau, et prit la boisson que l’autre élève lui tendait. Au moins son intervention leur changera-t-elle les idées… Après tout, de toute façon, ce n’était pas comme s’ils pouvaient y faire quoi que ce soit. Elle avait témoigné, elle avait répondu aux questions, elle avait revu son tuteur, lui avait tenu tête… Ils ne pouvaient rien faire d’autre. Alors, autant cesser d’y penser. Et Max était un bon moyen de distraction, car déjà il commençait à raconter ce qu’il avait entendu tandis qu’il allait chercher les boissons.
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MessageSujet: Re: [FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V]

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[FINI] Une rentrée remarquée. Et des vacances marquantes. [L&V]

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