[Fête de Noël] Trêve générale ! (fini)

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Louis Hawthorne

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MessageSujet: [Fête de Noël] Trêve générale ! (fini) Sam 6 Sep - 0:05:27

Présentement décidé à convaincre tout le monde qu’il avait été une otarie dans une autre vie, le meilleur ami de l’organisateur – Bonbonman de son prénom – avait décidé de laisser les grands parler de leurs trucs ennuyeux entre eux et de rejoindre le buffet de cochonneries pour y effectuer un contrôle qualité. Juste au cas où. Cela n’expliquait pas où il avait été chercher l’idée lumineuse de lancer les bonbons en l’air et de les rattraper avec la bouche avant de les manger, mais ce genre de choses lui venait naturellement, aussi n’avait-il même pas songé à aller à l’encontre de son instinct. Hé, être le bouffon de service devait bien venir avec quelques avantages, et ne pas trop se poser de questions en faisait partie. Il adressa un signe de tête à une rouge et or que ses pitreries faisaient glousser, plutôt fier de lui, puis se retourna pour embrasser la salle du regard, mâchonnant toujours. C’était bien beau de se donner en spectacle à des vagues connaissances, mais s’il pouvait trouver un ami à forcer de danser en l’absence de son bro’ adoré… Aaron, par exemple ? Où était ce grand connard ? Il n’était pas invité, mais il était forcément là.

A vrai dire, il se demandait bien qui ne serait pas là. Rien qu’en rejoignant le buffet, il avait dû saluer minimum cinquante personnes, et avait déjà repéré deux personnes à éviter comme la peste. … Trop cool, non. Record personnel battu. L’une d’elles se tenait à quelques pas de lui, d’ailleurs … Mais bon, il doutait fortement qu’elle ait plus envie d’entamer une conversation que lui. Après tout, ils n’avaient pas franchement interagi depuis l’incident des douches, alors pourquoi aujourd’hui, hein ? Non, Vesper, encore, il n’aurait même pas besoin de faire attention. La véritable terreur, ce soir … La véritable terreur était plus charmante que jamais dans sa veste de smoking et il n’en ferait que plus d’efforts pour ne pas lui parler. Pfff. L’inviter après s’être fait péter le nez, du Jerem’ tout craché. Comme si danser ensemble et se bourrer la gueule allait faire oublier les choses horribles qu’on avait pu se balancer en pleine poire. Et non, il ne boudait pas. Il n’avait juste … Pas envie de penser à elle ce soir, ce qui allait se révéler difficile si elle était là à danser sous son nez. Surtout s’il continuait de l’espionner du coin de l’œil pendant trois plombes.

Rah, et puis qu’elle fasse ce qu’elle voulait. Et tant mieux si la soirée était bondée, il avait trop vu son meilleur ami se démener comme un beau diable pour grogner de la voir trop fréquentée. Il inspira profondément. De toute façon, il y avait de peu de chances qu’il la croise dans cette marée humaine. Retour au plan initial, à savoir passer un bon moment. Il piocha dans un bocal à bonbons inconnus, s’en mit quelques-uns dans le bec, puis recracha aussitôt. Putain, Jeremiah, ça allait se payer, ça ! Il éclata de rire quand même, louant le don de son BFF pour lui changer les idées même à distance, et fit passer le goût de … à vrai dire, il n’était même pas sûr de vouloir savoir ce que c’était … avec du punch. Comme ça, en plus, ça le rendrait un peu joyeux. Tout bénef.

- Tu comptes bouffer toute la soirée, Véracrasse ?

… Indéniablement, oui. Si Jeremiah avait programmé cette phrase en pensant à lui, il allait devoir faire des progrès niveau insulte. Louis baissa les yeux sur le petit visage grognon du gnome, un grand sourire aux lèvres à présent, et le poussa du bout du pied. Ouste. Ce n’était pas lui qu’il fallait dévergonder ce soir, il s’en chargerait tout seul, merci.

- Circule, toi, on n’embête pas les VIPs.

Bon. Peut-être aurait-ce été une bonne idée de décoller du buffet, et de mettre un terme à l’obligatoire empiffrage pré-festif. Il tenait aux traditions, mais quand même. Il devait bien y avoir quelqu’un avec qui danser comme un idiot pour oublier le reste, dans cette immense salle, pas vrai ? Comme … Comme Daniel Miller, qui venait de se pointer comme une fleur ? Il manqua d’en recracher son punch. Difficile de nier que c’était assez impressionnant. Et pas que le fait qu’il ait grillé la fête et trouvé où elle était, le simple fait d’oser y venir, ici, en plein territoire conquis … Là, il devait avouer : respect, Préfet-Man. Ça ne voulait absolument pas dire qu’il allait le laisser en paix pour autant, mais respect. Un sourire insolent placardé sur le visage, Louis posa son verre, baissa ses lunettes de soleil et glissa comme un grand prédateur vers son rival, bousculant quelques innocents au passage. Alors, comment ouvrir le bal ? Il avait déjà dû se prendre quelques remarques, mais ce n’était pas une excuse pour échapper à celles du Loulou national.

- Miller ! Mon dieu, je crois qu’on t’a pas prévenu, tu … Tu risques de t’amuser, ici !

Il eut un rire vibrant, et adressa à Daniel un sourire amusé. C’était étrange, il aurait pensé faire pire. Il aurait pensé avoir envie de le frapper, comme la dernière fois… Ou au moins de lui mettre la tête dans le bloc de glace… Mais non. Il n’avait pas envie de se battre. Ni de le vexer, ni rien. Pas aujourd’hui, quoi. Pas à Noël, pas à ce qui devait être la soirée du siècle, pas maintenant. Plus tard. Lou n’avait aucun doute qu’ils réussiraient à reprendre leur guéguerre après les vacances, alors une trêve ... Juste une … Une petite respiration, ça ne pouvait pas faire de mal, si ?

- Et tu portes notre couleur, en plus ? En plissant les yeux, je pourrais presque croire que t’es venu en paix !

Ayant dit ça, il subtilisa adroitement la bière du Serdaigle pour s’en enfiler une goulée, et s’essuya les lèvres du revers de la main. Ce n’était pas parce qu’il proposait une trêve qu’il allait arrêter de faire de la provoc’ gratuite, quand même.


Dernière édition par Louis Hawthorne le Lun 8 Déc - 0:30:36, édité 1 fois
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Daniel E. Miller

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MessageSujet: Re: [Fête de Noël] Trêve générale ! (fini) Mar 16 Sep - 12:52:55

Son objectif, à savoir Lloyd, était un peu loin. Il l'avait aperçu parce qu'il devait bien être l'un des seuls de l'endroit à porter du bleu. Pourquoi du bleu ? Est-ce que Lloyd n'avait jamais entendu parler de Noël ? Daniel sourit à cette pensée. Il était dans le thème, pour une fois, il y avait en effet de quoi ne plus se sentir. Il se redressa, finit sa bière et chercha des yeux un endroit où la poser discrètement. Manifestement, les autres invités n'avaient pas tant de considération. Les bouteilles vides et autres gobelets s'entassaient déjà au sol, roulant vers les coins, les murs. D'ailleurs, ce fut l'occasion pour Daniel de remarquer que la salle n'avait pas un sol complètement droit. C'était comme s'il penchait vers le côté gauche, là où se trouvaient les cubes de glace qui maintenaient l'alcool au frais. D'ici quelques heures, il y aurait probablement une petite marre de liquide indéfinissable par là. Peut-être des corps. À cette idée, Daniel sourit à nouveau. Le Moldu qui était en lui était ravi d'avoir choisi des chaussures lavables en machine. Bravo bravo Danie. Il passa une main dans ses cheveux pour en faire tomber la poussière blanche. Ça ne servait pas à grand chose, puisque la neige tombait en continu. Le prenant par surprise, un gnome lui hurla une insanité dans l'oreille, et il sursauta. Il était vêtu de rouge pourtant. Du rouge, du rouge, du rouge ! Est-ce qu'il puait donc le serdaigle à plein nez, pour se faire harceler de la sorte ? Il allait lui falloir une autre bière. Ou deux. Ou du Whisky. Et du Whisky. Le buffet était un peu loin. Et un peu trop près de Jeremiah et compagnie. Daniel ne venait pas pour faire la guerre, mais il avait prévu de se faire discret. Après tout, il n'était venu que pour Lidwine, n'est-ce pas ? Il se rendait compte qu'il ne connaissait pas énormément de monde. À dire vrai, il reconnaissait la plupart des visages présents pour les avoir eus en retenue ou les avoir lui-même inscrits en retenue. Il y avait aussi ceux qu'il envoyait régulièrement se coucher, après les avoir trouvés dans les couloirs, le couvre-feu dépassé. Il y avait ceux qu'on tenait à l'oeil avec un traitement tout à fait spécial en salle des préfets : il y avait ce panneau des têtes à claques, ou une dizaine des pires élèves y avaient leur bobine affichée. Pourtant, Daniel ne voyait jamais rien de personnel contre ces élèves. Il était préfet, il fallait donc les surveiller et les punir. C'était comme ça. Il ne le faisait pas parce qu'il était méchant ou sadique. C'était très clair dans sa tête. Mais face aux têtes brûlées de quinze à dix-sept ans, c'était moins simple.

Sans trop savoir comment, Daniel s'était retrouvé avec un shot de Whisky Pur Feu dans la main. À la taille du récipient, c'était même un peu plus qu'un shot. Il y trempa les lèvres, cherchant à nouveau du regard Lloyd. Il était très précisément à l'autre bout de la salle. Une telle masse à traverser... Daniel but une gorgée. Il sentit le feu lui brûler les lèvres, la langue, les jours de l'intérieur, puis le torse le ventre... Lorsqu'il ouvrit les yeux, il était différent.

Il ne pensait plus vraiment à Lloyd et les Serdaigles. Ça n'avait plus trop d'importance. Il sentit ses muscles frémir sous l'éthanol qui possédait peu à peu les fibres de son corps. Il songea que les Sorciers n'avaient pas inventé grand chose, et que la plus grande des magies résidait dans cette fermentation si particulière des fruits, des céréales, du sucre. Ça ! ça... ça il faudra qu'il en parle dans son mémoire. Oui, il avait brusquement le sentiment que c'était d'une importance capitale. Et il faudrait en parler à la prochaine réu Fames. Il.. Il fallait qu'il le note. Des petites gouttes de transpiration étaient apparues sur son front. Il vida son verre. La musique était à la fois plus forte et assourdie. Ça dansait plus. Il faisait sombre. Daniel observa la foule en mouvement, cherchant un visage amical. Depuis qu'il était étudiant et préfet, il s'était créé une sorte d'aplomb, au-dessus des autres élèves, comme une bulle que les autres ne pouvaient pas atteindre. Ça lui permettait notamment de se protéger des atteintes, des colères, des coups de rage des élèves punis, qu'il aurait pu prendre personnellement. Mais il suffisait d'une soirée pour se prendre cette distance dans la tronche. C'était tout. Il n'y avait pas vraiment de mots distincts qui se formaient à ce propos dans les pensées de Daniel. C'était juste une sensation qui pesait sur son diaphragme. Je n'aurais pas dit qu'il était triste, mais il y avait bien un sentiment de malaise qui le prenait soudain à la gorge, alors qu'il levait les yeux sur tous ces joyeux Gryffondors. Il n'eut pas le temps de se morfondre bien longtemps, car Louis la Tornade se jeta alors sur lui, de manière totalement aléatoire et incompréhensible.

Il fallu un petit temps à Daniel pour se remettre en phase, lever les yeux vers Louis, se rappeler distinctement qui il était et dans quel état d'esprit il l'avait quitté la dernière fois. Ah, oui... ça revenait. Un sourire amical quoiqu'un peu crispé écarquilla ses lèvres.

Il paraît que j'en suis capable, dit-il d'une voix plate, faussement sérieuse. Et j'y compte bien en tout cas.

Il arracha presque des mains de Louis sa bouteille de bière – bière qui, comme le whisky, semblait avoir surgi de nulle part. Lidwine ? Vous avez dit Lidwine et maternage ? L'inconscient assumé de Daniel devait enfin se réveiller.

Bande de rennes, ricana Daniel sans viser personne.

Son regard se perdit dans l'inconnu durant un quart de seconde, puis se tourna à nouveau vers Louis. Un éclat différent brillait dans ses pupilles noires, comme s'il découvrait à nouveau cet être humain.

Carrément, c'est la paix, susurra-t-il.

Et il fila une grande claque dans le dos de Louis.

HJ:
 
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Louis Hawthorne

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MessageSujet: Re: [Fête de Noël] Trêve générale ! (fini) Ven 19 Sep - 20:29:48

Quelque chose était différent. A tel point que leur accrochage dans la bibliothèque semblait avoir été une autre vie, une lointaine histoire dont on se souvient parce qu’on l’a raconté, pas parce qu’on l’a vécu. Il s’en souvenait, pourtant. Il se souvenait clairement avoir détesté ce type de toutes ses forces et avoir dû se retenir pour ne pas lui mettre un gnon… Mais il ne se rappelait plus comment. La colère se dissolvait dans l’atmosphère étouffante de la soirée, la rancœur devenait un souvenir, et même cette remarque sur ses parents qu’il s’était pourtant repassée en boucle depuis avait déserté son cerveau pour le moment. Dommage, peut-être ? S’il avait voulu, nul doute qu’il aurait pu le descendre plus bas que terre. Facilement. Son terrain, ses amis, un parterre de rouge et or prédisposés à prendre sa défense ? Ici, il l’aurait écrasé. Et peut-être regretterait-il plus tard de ne pas avoir profité de cette occasion en or de lui montrer qu’il pouvait mordre à son tour, de lui faire sentir ce qui se cachait sous le rire du bouffon de service … Mais non. Non seulement le simple fait de faire du mal à quelqu’un, qui qu’il puisse être, était un acte qui allait contre sa nature, mais en plus … Ce soir, il n’arrivait plus à se rappeler les nuances de leur relation compliquée, ou ce qui pouvait bien être important au point de se prendre le bec à ce point. Alors il lâcha prise. Daniel Miller n’était plus qu’un préfet d’ordinaire trop sérieux, et il n’était plus qu’un Gryffondor fêtard qui ne voulait pas laisser passer une occasion pareille de décoincer l’outsider. Tant pis pour le reste. Il s’en souviendrait plus tard. Ce qui ne regardait qu’eux ne regardait qu’eux.

Surtout que Dan non plus n’avait pas l’air dans son état normal. Ça ne lui ressemblait pas vraiment, de faire des blagues … Ou peut-être que si ? A lorgner sur la bière que le Serdaigle venait de lui reprendre des mains, Louis se rendit confusément compte qu’il ne connaissait pas du tout Daniel. Tout ce qu’il savait de lui jusqu’ici se résumait à ce qu’il avait bien voulu entendre, et il avait été particulièrement doué pour faire la sourde oreille à tout ce qui ne correspondait pas à son image prédécoupée du Serdaigle casse-couilles. Le genre à … Le genre qui ne traiterait pas l’assemblée de rennes à l’improviste, par exemple. Il haussa un sourcil perplexe dans sa direction. Trêve de questions existentielles sur la vraie nature des gens, qu’est-ce qui lui prenait, d’un coup ? Il accusa la tape dans le dos avec un rire surpris. De plus en plus fort. Il voulait bien admettre que les fêtes mettent les gens les plus posés dans un état pas possible, mais là, il ne fallait pas exagérer le miracle de Noël non plus. Ça aurait plus été le rayon du miracle de l’alcool… Un grand sourire ravi vint s’installer sur ses lèvres, et il se pencha vers sa victime du moment.

- Mais c’est que t’as déjà un coup dans le nez, Monsieur Daniel !

Cette réalisation acheva de le détendre, et il le fixa un moment. En d’autres circonstances, peut-être aurait-il été ébloui par les possibilités infinies qui s’offraient à lui en ce moment même. Peut-être se serait-il lancé dans l’élaboration d’une blague alambiquée, ou aurait-il tenté de le convaincre de faire des trucs bien ridicules pour avoir une histoire à raconter aux Gryffondors plus tard. Mais là maintenant, Lou n’y réfléchit pas vraiment. Il enleva ses lunettes de soleil, qu’il bazarda sur une table, et attrapa Dan par le bord du T-shirt pour le traîner sur la piste de danse en lui lançant un joyeux :

- Viens, mettons cet alcool à profit !

Ce n’était même pas pour pouvoir se la raconter d’avoir dépravé un préfet. Ce n’était même pas pour le ridiculiser. Il avait juste eu envie, comme ça, pour rire, pour se prouver que c’était possible de s’amuser avec quelqu’un qu’il aurait pourtant juré avoir en horreur, pour le vent de nouveauté. Au centre de la salle, dans une marée de gens qu’il connaissait à peine, aveuglé par les sorts lumineux et à moitié assommé par la musique, entamant une danse informe de gibbon en direction de son partenaire inattendu, Louis se sentait bien. Bien dans le sens un brin surexcité, mais bien quand même. Pas de questions. Pas de limites. Aucun problème à poser les mains sur les épaules du préfet de service pour le faire balancer en rythme. Après tout, qu’est-ce qu’il en avait à faire s’ils n’étaient pas amis ? Il était là. S’il était venu, c’était bien pour lâcher du lest, non ? Tout lui semblait toujours beaucoup plus simple, en soirée.

Mais en même temps, il était toujours beaucoup plus débile, en soirée, aussi.
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Daniel E. Miller

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MessageSujet: Re: [Fête de Noël] Trêve générale ! (fini) Mar 30 Sep - 22:35:25

Daniel n'avait pas énormément bu. Deux bières, un shot de Firewhisky. Pas de quoi fouetter un troll. Mais il se sentait bien. Sa première bière avait chassé la tension qui s'était nichée sous ses muscles à l'idée de devoir surveiller Lidwine, Le shot l'avait fait décoller. Le reste n'était que pure convention. C'était amusant, songeait-il en observant d'un œil vitreux les pupilles sombres de Louis, comme l'alcool et ses effets dépendaient énormément de l'état d'esprit du buveur. On pouvait boire des litres sans se dérider, si vraiment on était décidé à passer une mauvaise soirée, mais il suffisait de quelques verres pour faire tourner le moteur quand on en avait envie. Daniel était dans cet état-là. Il avait finit l'année sur des tons légers. Rien de bien préoccupant. Le pic de l'angoisse avait été atteint la semaine passée. Mais il avait depuis fêté tranquillement Noël avec son âme sœur, son binôme de toujours, son directeur de mémoire l'avait félicité à propos de ses avancées, les examens étaient derrière lui. Évidemment, il ne demandait qu'à passer une bonne soirée. Les logiques inconscientes ne s'arrêtaient jamais. Il avait sûrement eu la véritable intention de veiller sur sa petite hirondelle protégée, on ne pouvait pas l'accuser d'avoir menti à quiconque. Lui-même, pourquoi aurait-il choisi une soirée de Gryffondors pour se détendre et s'amuser ? Mais même lui savait, quelque part sans l'admettre, que c'était véritablement l'endroit parfait pour commencer au mieux les vacances de Noël, ses préférées.

Que pouvait-on faire face aux méandres de son esprit, qui décidaient à l'improviste de ce qu'il était bon de faire ? Que pouvait-on faire face à un destin choisi dans les tréfonds de notre cœur, par des pensées qui étaient les nôtres et qui nous voulaient du bien ? Et Daniel se retrouvait dans la Salle Oubliée du Savoir (et non pas du savoir oublié), trop heureux malgré lui de passer une bonne soirée. Ça ne faisait que commencer. Il n'aurait su dire pourquoi, il se sentait content de la présence de Louis. Un peu flatté aussi, qu'on vienne le voir, qu'il n'ait pas besoin de chercher l'incruste parmi la dizaine de Serdaigles présents, ou auprès de sa seule véritable acolyte jaune.

Ce n'était donc pas vraiment surprenant de voir son sourire satisfait se dessiner le long de ses lèvres. L'alcool l'étirait peut-être même un peu trop. Daniel aspira d'une traite ce qu'il restait de sa bière, encore une fois, surement inconsciemment motivé par le risque d'un Louis assoiffé. Il chercha rapidement des yeux un endroit ou poser le contenant qui, vide, ne servait plus. Il sursauta doucement quand Louis lui adressa à nouveau la parole, lâcha la bouteille qui ne fut dès lors plus un problème. Il eut une seconde de battement face à la constatation que le Gryffondor lui jetait sous le nez. Un coup dans le nez. De la part de Louis, c'était marrant. Ahah, c'était sûrement ça. Daniel gloussa de cette manière si particulière qu'il avait de glousser quand il était bourré. Rythme féminin, ton masculin. Et le tour était joué.

Il suivit Louis d'un pas léger, remarquant à peine les doigts qui se saisissaient de son tee-shirt, et en moins de temps qu'il n'en fallait pour l'écrire, il se retrouvait au centre de la piste, de l'attention. Ou plutôt, juste à côté du centre. Car Louis était entré dans une transe effrénée qui attirait tous les regards. C'était loin d'être sexy. Peut-être drôle. Mais il aurait été difficile de résister à l'attrait qu'offrait ce débardeur, si fin, qui virevoltait allègrement autour de ses abdominaux, de son torse... Les muscles de son cou se tendaient autour quelques artères, gonflées autour des mots qu'il s'efforçait de brailler parmi les rythmes effrénés de la playlist de Jeremiah. Daniel ne reconnaissait pas la moitié des chansons. Il n'entendait que les basses, il était abruti par les basses. Lui aussi, sautait comme un singe.
Différemment.
Disons qu'il ne bougeait pas vraiment les bras, qu'il laissait ballants aux grès des impulsions de ses sauts. Parce qu'il sautait. Il écoutait les basses et il sautait. Tout le monde s'en foutait, je crois. La fête battait son plein. Qu'est-ce que ça changeait que Daniel en fasse partie ? De toute façon il portait du rouge. De toute façon, tous n'avaient d'yeux que pour Louis. C'était toujours la même chose, pas vrai ? Louis. Louis, Louis, Louis.
Et il le méritait, songeait Daniel, parce qu'il était bien foutu. Daniel ne pensait pas des mots comme bien « bien foutu ». Il était dans un état où les pensées ne s'exprimaient plus, de toute manière, par des mots. C'était l'idée générale, voyez-vous ? Daniel comprenait. Probablement, s'il avait été une fille, il aurait été comme elles, parce que c'était la vie. Ses pensées s'embrouillaient. Il sauta plus fort, plus vite. Il ne tenait plus le rythme. Il n'avait pas tellement bu pourtant. Pas besoin de beaucoup boire quand l'ambiance éclatait. Quand il y avait de la musique, de la sueur, des gens, du torse. De la musique. Et des démons qui poussaient à l'ivresse.
Il dut trébucher, parce qu'il se sentit tomber vers l'avant. Que faire. Il n'y avait pas un million de choses à faire. Les flocons, qui n'étaient plus vraiment blancs, semblaient tomber au ralenti devant ses yeux, traversés de part et d'autres des multiples lumières de la fête. Que faire. Il se rattrapa à Louis, c'était la solution la plus simple et la plus proche. Des deux bras. Ça ressemblait vaguement à un enlacement. C'est ce que penseraient peut-être les autres. Mais Daniel savait qu'il n'en était rien, et Louis s'en apercevrait peut-être aussi. Il avait juste failli tomber, il s'était rattrapé.
Fin de l'histoire.
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Louis Hawthorne

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MessageSujet: Re: [Fête de Noël] Trêve générale ! (fini) Mer 8 Oct - 23:54:21

Il ne pensait plus vraiment. Bien sûr, certains auraient argué qu’il ne se servait jamais de son cerveau de toute façon, mais entre son état d’insouciance apparente et l’état second qui commençait à lui monter au corps, il y avait tout un monde. Ce n’était que le début de soirée, pourtant, mais la fièvre le prenait déjà, comme si les nombreux problèmes qu’il avait sur le cœur ce mois-ci n’avaient fait que le rendre plus réceptif encore, plus vulnérable à la chaleur de l’alcool et aux rythmes saccadés qui agitaient le sol. Dans ces moments - là, il cessait de réfléchir. La musique remplaçait ses pensées, devenait le courant électrique qui régissait son corps. Elle chatouillait ses muscles, envoyait les pulsations de la basse dans ses pieds, et lui donnait l’impression grisante d’appartenir à quelque chose de plus vaste que sa petite personne. Une goutte dans la marée humaine. Une petite parcelle de l’énergie qui parcourait la Salle Oubliée du Savoir. Oui, se trouver là, maintenant, à jouer des hanches et lever les bras en beuglant quelques mots qu’il reconnaissait du refrain, c’était le contraire d’être seul. D’ailleurs, de temps en temps, il pouvait sentir d’autres corps humains le frôler en passant ou en s’agitant un peu trop loin … Ça aurait dû le gêner, mais ça ne faisait que l’enflammer davantage.

Il en aurait presque oublié Daniel. Presque, parce que même s’ils étaient temporairement les meilleurs poteaux de soirée du monde, le voir sautiller sur place à quelques pas de lui restait particulièrement … insolite. Surtout qu’il avait plutôt l’air de s’amuser, quoi. Le monde devait tourner à l’envers. Récapitulons, il était en train de danser avec Daniel Miller, qui avait réussi par il ne savait quel alignement de planètes mystérieuses à oublier qu’il s’agissait d’une fête interdite, une fête de Jeremiah qui plus est… Et c’était plutôt sympa. On nageait dans le fantastique. N’empêche que c’était sympa, comme en témoignait le grand sourire réjoui qu’il était en train d’envoyer dans la direction générale du Serdaigle… Bien que son regard ne s’arrête plus vraiment sur lui, à présent, préférant se laisser accrocher au passage par les mouvements flous des danseurs autour d’eux. Parce qu’il n’y avait pas qu’eux deux, sur cette piste de danse, hein, et que maintenant qu’il avait accepté l’idée de danser avec son meilleur rival, il commençait à s’en rappeler…

Il dirigea quelques coups de hanche dans la direction d’une fille à laquelle il n’avait jamais adressé la parole, puis lança un clin d’œil à une autre avant de reprendre sa fameuse danse du Strangulot, qui ressemblait à vrai dire plus à une nage d’étudiant bourré qu’à une quelconque créature magique. Jusque-là, rien de bien méchant, surtout qu’il n’avait pas vraiment mis d’intention particulière derrière le geste, mais c’était vrai … Et s’il tentait, ce soir ? C’était probablement une mauvaise idée… Et sans doute que le Louis du lendemain de cuite réprouverait de toutes ses forces. Ce Louis-là ne supporterait pas une nouvelle Vesper. N’empêche que … Un contact un peu poussé, quelques éclats de rire dans une salle vide, des mains qui descendraient dans son dos … Il accepta l’idée sans vraiment s’en rendre compte. Sans avoir seulement besoin de prendre la décision. De toute façon, ce n’était pas comme si c’était instantané, comme truc, et on pouvait facilement se foirer en beauté, comme en témoignaient ses nombreux échecs passés, alors ce n’était pas comme si ça changeait grand-chose de se laisser essayer… Surtout si ça pouvait énerver son ex-pas-si-ex au passage, comme ce serait le cas pour la charmante jeune femme couleur café qui venait de se joindre à la foule. Christina. Maggy la détestait joyeusement, et … Et il ne savait rien de plus sur elle, à vrai dire, outre le fait qu’elle soit plutôt pas désagréable à regarder. … Donc adjugé vendu.

Sans doute se serait-il passé une main experte dans les cheveux en roulant des mécaniques, si quelque chose d’autre ne lui était pas tombé dessus. Littéralement. Par réflexe, il rattrapa le colis à pleines mains … Puis se retrouva comme un couillon au milieu de la salle avec un préfet au cou. Christina lui sortit totalement de la tête. Il avait un autre problème beaucoup plus immédiat et beaucoup plus près. Le truc, c’était qu’il n’arrivait pas à comprendre si Daniel lui avait trébuché dessus ou s’il lui avait sauté au cou, et qu’il ne savait donc pas comment réagir. C’était trop bien tombé pour avoir été un accident, non ? Mais pourquoi ? Qu’est-ce que c’était au juste ? L’alcool ? Une forme de tristesse, de solitude ? Oui, peut-être … Peut-être bien que oui, à sa place, Louis se serait bel et bien senti seul, même au milieu de tous ces gens. Il ressentit un élan de compassion pour son meilleur ennemi. La solitude, ça, il connaissait. Il savait à quel point ça pouvait faire mal, à quel point ça glaçait le cœur, à quel point c’était dégradant. Sans doute fut-ce pour ça qu’il ne le lâcha pas tout de suite. Il ne souhaitait ça à personne. Personne. Et si Daniel avait été assez désespéré pour venir le voir lui, il n’avait certainement pas le cœur à lui refuser une forme de soutien, aussi putain d’inattendue soit-elle. Il resta donc quelques secondes sans bouger, puis lui mit un vague tapotis dans le dos, maladroitement. Bon bah … Voilà voilà. Et maintenant, quoi ? Autour d’eux, quelques fêtards commençaient à chuchoter, à les pointer du doigt… Ouais, bah quoi ? Ils voulaient leur photo magique ? Un mec pouvait pas consoler un autre mec sans que ça fasse le tour de l’école ? Il se rendit compte que ça l’énervait beaucoup plus que ça n’aurait dû. Ne se disait-il pas à peine dix minutes plus tôt que c’était son terrain, ici, et qu’il était en position de force ? Il fallait croire qu’il était passé de l’autre côté. Du côté du préfet, en l’occurrence. Ou peut-être avait-il suffi d’un petit poids imprévu sur la balance pour que cette horde de gens qu’il voyait avec bienveillance une seconde plus tôt se mette à lui faire peur.

Les gens. Les gens et leurs rumeurs. Les gens et leurs mots qui pouvaient faire mal, et leur manière de rire, et les gens qui s’en allaient… Mal à l’aise à présent, le Gryffondor se dépêcha de rompre leur étreinte, pour demander d’une voix hésitante :

- Hey, ça va ?

Il n’entendit même pas sa propre voix, perdue dans la musique trop forte. Aucune chance qu’il ait réussi à faire comprendre quoi que ce soit. Il fit une autre tentative, un peu plus près des oreilles de son interlocuteur, et beugla :

- EST-CE QUE ÇA VA ?

Vivement qu’il le déteste de nouveau, vraiment.
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Daniel E. Miller

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MessageSujet: Re: [Fête de Noël] Trêve générale ! (fini) Jeu 9 Oct - 20:18:33

Daniel ne comprenait pas vraiment comment il avait pu perdre l'équilibre. Après tout, il n'était pas si soul. Après tout, ça n'avait aucune importance. C'était juste arrivé. Et en quelques secondes, il se retrouvait agrippé au cou de Louis, telle une princesse accueillant avec bonheur le chevalier venu la sauver de sa tour. Mais ça n'avait pas de sens. Ça n'avait aucun sens, car ce n'était que le fruit du hasard. Daniel ne se serait pas laissé écraser contre le sol juste pour ne pas avoir à toucher Louis. Tout de même. Les deux garçons ne se détestaient pas à ce point-là. Et puis bon, était-ce vraiment important ? Le temps s'immobilisa. Combien de temps resta-t-il sur cette épaule brûlante, qui collait doucement à sa joue à cause de la fine opercule de sueur qui avait trempé le tissus ? Combien de temps fallu-t-il à Daniel pour que deux bras puissants le retiennent alors qu'il culbutait vers l'avant, étourdi par les vapeurs d'alcool sorcier ? Et qui aurait pu décrire la scène ? Daniel était-il délibérément tombé en direction de Louis ? S'était-il rattrapé à son col comme un marin s'agrippe sans plus réfléchir au premier morceau de bois flottant après un naufrage ? Ou bien, emporté dans un réflexe de sauveur – ou un réflexe tout court, après tout – Louis, s'était-il saisi de son éphémère ami en le voyant penché dangereusement vers le sol, prêt à être piétiné par une bande de lionceaux dansant furieusement?C'était confus, flou, brouillé par les lumières sombres et brillantes de la salle, les flocons qui se faisaient tempête, et cette musique, cette musique qui hurlait dans les oreilles de chacun. Impossible de trouver les mots, de décrire quoique ce soit. Et pour cause, ça n'avait aucune importance.

Car la situation s'illuminait d'elle-même et suspendait les deux enfants dans un abstrait écarlate. Plus de temps, plus d'espace. Rien qu'un doux coma de sensibilité. Ce moment, cette étreinte, c'était juste incroyable pour les deux jeunes hommes, qui s'agressaient quelques jours plus tôt entre deux étagères de livres. De la magie. L'alcool, c'était de la magie. L'ivresse tout ça... la meilleure des potions, c'était évident. La foule des élèves battaient d'un même cœur autour d'eux, mais ils se retrouvaient brusquement dans une sorte de bulle curieuse, quelque part sur la piste de danse. Ils ne bougeaient plus. Le visage de Daniel s'était bizarrement retrouvé dans le creux que formaient l'épaule et le cou de Louis, un espace chaud à l'odeur âcre. S'il y avait eu l'odeur d'un déo, Daniel ne pouvait la sentir. À la place, il pouvait sentir contre sa joue battre sous la peau la pulsation de son cœur. Rapide. Régulière. Bobom, bobom. Sereine. C'était ce genre de battement, battement dans le temps, battement dans le corps, qui rappelait l'évidence : l'autre était un être humain, lui aussi. C'était débile d'y penser maintenant. Cette idée traversa l'esprit de Daniel comme un chat noir. Il se sentait tout mou, après l'effort que représentait pour lui une danse déchaînée. Chamallow. Il aurait pu être dans les bras de n'importe qui, finalement ça n'avait pas vraiment d'importance. Il se sentait bercé par la vie qui coulait chez l'autre, protégé du flot de musique et de gens. C'était typiquement le genre d'impression qui ne pouvait arriver qu'en soirée, l'alcool, les substances, la fatigue aidant. Et cette musique qui gonflait tout, qui boursouflait la moindre action d'une ombre formidable, faisant tout paraître exceptionnel et génial. Daniel pouvait bien reconnaître une qualité à Jeremiah, ou au Gryffondor, quel qu'il fût, qui avait réfléchi la playlist. C'était de la bonne. Il entendait comme à travers un écrin de coton les rythmes d'une musique à la mode, qui lui fit penser à cette chanson Moldue, Kips your lips sealed, mais il ne savait plus qui chantait ça... ça tombait plutôt bien, à vrai dire, ce genre d'air, ça collait bien...

Et c'est alors que la bulle creva.

Au moment où il reconnaissait l'air que braillaient les énormes enceintes ensorcelées, sa conscience le prit à la gorge. Louis avait parlé, aussi. C'était peut-être ça. Mais il était à nouveau parfaitement Daniel Miller. Les muscles tendues par l'angoisse d'être tombé, des crampes légères secouaient ses bras et ses cuisses, sous l'effet de l'alcool. Et il avait chaud. Terriblement chaud. Et soif. Ça allait mal tourner. C'était si proche de mal tourner. Mais ça ne devait pas arriver. Pas ici, pas maintenant. Il avait encore beaucoup de choses à faire. Les basses lui écrasaient les tympans. Il grimaça. Il s'était redressé et regardait Louis d'un air vide, comme s'il découvrait ses traits pour la première fois et que ce visage lui rappelait vaguement une connaissance désagréable. À nouveau il grimaça. Ça ressemblait un peu à un tic, mais normalement, ce n'était pas le genre de Daniel. Il y avait trop de monde autour, aussi. Il réalisait ce qui venait d'arriver. Ce n'était pas grave, il avait juste glissé. Mais... mais les autres. Ces regards. Daniel parcourra les visages de leurs voisins, pour y chercher quelque chose de précis. La plupart n'avait pas vu, n'en avait rien faire. Ou du moins c'est l'impression qu'ils donnaient. D'autres avaient détourné vivement le regard au moment où les yeux du préfet tombaient sur les leurs. Certains ne se cachaient pour sourire et s'échanger des clins d'oeil. Ça n'avait peut-être rien à voir avec qui s'était passé. Daniel n'était même pas sûr de ce qui s'était passé. Combien de temps ça avait duré, par exemple. Sûrement pas longtemps. Il rejeta de nouveau son regard sur Louis qui le considérait curieusement. Normal, il était long à lui répondre, ça devait juste avoir l'air snob ou inquiétant. C'était quoi la question déjà ? Ah oui, la plus simple qui fut en telles circonstances.

Ça va.

C'était sûrement inaudible. Encore un effort Danie. Il s'en aperçut à la tronche de son partenaire de crime.

OUAI.

Que dire de plus. Il fallait sûrement boire encore un peu plus. Il était mort de soif, et maintenant, la présence de Louis le gênait. Il avait presque hâte de se réveiller le lendemain matin, pas forcément d'avoir oublié, mais au moins que les choses soient redevenues normales. Tout ceci devenait beaucoup trop bizarre. Qu'est ce qui lui prenait tout d'un coup, d'avoir trouvé Louis rassurant, presqu'agréable ? Oh et puis scroutt alors. C'était la fête, tout n'avait pas à toujours être si compliqué. Détendons-nous les amis, les choses peuvent être simples parfois ! Daniel essaya de sourire. Ce n'était pas contre Louis, cette fois, c'était juste qu'il se sentait engourdi, et que la chaleur – bien sûûr – lui tournait légèrement l'esprit.

JE VAIS CHERCHER UNE BIERE, gueula-t-il.

Il n'avait aucun indice pour savoir si Louis avait pu l'entendre. Peut-être que c'était le moment de s'arrêter sur cette charmante image d'une jolie danse entre amis ? En tout cas, Daniel n'avait pas l'intention de s'attarder, car sa gorge lui brûlait. Il s'éloigna, sans savoir si Louis le suivrait ou non.
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[Fête de Noël] Trêve générale ! (fini)

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